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L’aménagement du territoire bousculé par la crise sanitaire

Après le mouvement des Gilets Jaunes, qui opposait déjà supposément une « France périphérique » (rurale, périurbaine) aux grandes villes dixit nombre de commentateurs, la pandémie de Covid-19 n’y aura pas échappé. La plupart des responsables politiques ont calqué leur grille de lecture « territoriale » sur la propagation de ce virus, aussitôt l’annonce du premier confinement décrété au printemps 2020. Pointant l’importance du taux de prévalence à Lille, Marseille, Paris ou Strasbourg, plusieurs maires de villages et villes petites ou moyennes ainsi que quelques présidents de conseils départementaux ont livré à cette occasion un véritable réquisitoire contre les métropoles !

Quand bien même les conséquences territoriales de la crise sanitaire restent encore largement à écrire, tous ou presque ont voulu y voir la confirmation de l’hérésie consistant, selon eux, à soutenir le développement des grandes villes mondialisées et autres capitales régionales, qui seraient devenues des nids à microbes à cette occasion en plus de favoriser le creusement des inégalités… L’« exode urbain » observé lors des différents confinements serait, à leurs yeux toujours, le signe annonciateur d’une nouvelle donne en matière d’aménagement du territoire plus favorable aux villes petites et moyennes. Une seule chose semble sûre, en réalité, pour l’heure : la conjugaison des crises environnementale, sociale et sanitaire à répétition pousse de plus en plus de décideurs à questionner la fabrique de la ville, toutes tailles confondues. Une démarche plus que bienvenue… à condition toutefois d’injecter un peu de nuance dans ce débat passionné.

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