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Vilipendée ou vénérée, la vénerie vacille mais survit

Aurélien Hélias

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le Courrier des Maires - édition Abonné

Entre hérauts des traditions de chasse et défenseurs de la cause animale et de la faune sauvage, le combat fait rage également sur le plan du droit. Et ce sont les premiers qui l’ont récemment emporté à l’occasion de l’arrêté d’un maire interdisant le déterrage des blaireaux sur le territoire communal.

Un échec législatif a suivi un échec réglementaire. Le 8 octobre, les députés n’ont pas été assez prompts pour discuter jusqu’à son terme la proposition de loi de Cédric Villani sur la condition animale, un texte qui interdisait notamment la chasse à courre. Trois mois plutôt, c’est une fin de non-recevoir qu’avait opposée la justice administrative à un autre texte, réglementaire celui-là, et local : l’arrêté de la maire de Valaire (Loir-et-Cher) interdisant la vénerie sous terre, autre pratique traditionnelle de chasse que souhaitait également interdire le député de Paris.

C’est le 13 septembre 2019 que Catherine Troquier, à la tête de ce village d’une centaine d’habitants, avait pris un arrêté interdisant sur le territoire communal le déterrage du blaireau avec usage de pinces dédiées, seule technique connue pour chasser ce mammifère ne sortant que la nuit et qui n’est pas reconnu comme nuisible. Ce[…]

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