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Régionales : une abstention record fait l’affaire des présidents sortants

Aurélien Hélias

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HERMES - 21/06/2021 09h:10

Je ne partage pas les propos repris dans le titre!Cette élection est un camouflet pour notre démocratie et notre pays. Aucun élu ne peut se prévaloir d'avoir gagné. En effet quand moins de 30% des électeurs votent pour la politique que vous portez, vous êtes loin d'être le représentant de la population de votre territoire.Il est temps que nos élus s'interrogent et qu'ils changent de paradigme. Ne dit-on pas "regarde le pieux planté dans ton œil que l'aiguille plantée dans l'œil du voisin"? Si les citoyens ne votent pas c'est qu'ils n'y trouvent pas leur compte. Il faut donc changer de méthode.Une des solutions pourrait passer par un changement crucial: plus de vote à deux tours (un seul tour) et fin de l'avantage de sièges pour la liste ayant obtenu le plus grand nombre de voix. En allant plus loin, on peut aussi imaginer une limitation du cumul des mandats. Est-il normal qu'une personne puisse être maire d'une commune, président d'une intercommunalité et se présenter aux élections régionales ou départementales afin d'exercer en plus une vice-présidence? De même est-il souhaitable qu'un député ou un sénateur soit également conseiller départemental ou régional?La solution existe pour limiter le cumul des mandats... et des indemnités. Si la loi NOTRe n'était pas sans anomalie, il y avait un point limitant le cumul des indemnité: les présidents de syndicats ne percevaient plus d'indemnité. Mais par la suite et à la demande des élus, cette mesure a été bannie. Faisons simple. Aucun élu ne peut percevoir un cumul d'indemnités supérieur à celle des députés et sénateurs, ce qui n'est déjà pas mal (un peu plus de 5300 € mensuels) quand on connait le revenu moyen de la population (moins de 1800 € mensuels). Quant aux députés et sénateurs, mettons fin aux avantages d'un autre temps concernant leurs régimes indemnitaire, de retraite, de décès, fiscal... Pour terminer mettons en place une réelle transparence des revenus et des capitaux de tous nos élus. Je pense notamment à un élu fort populaire qui tout au long de sa vie n'a exercé que des fonctions d'élu (sauf erreur de ma part). Aujourd'hui, il est à la tête d'un capital supérieur à 1.000.000 €. Pas mal! Quel est la cadre notamment de la fonction publique ayant atteint ce montant (hors encadrement supérieur)?Dès lors, qui ne comprend pas les raisons pour lesquelles les citoyens ne vont pas voter?

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Régionales : une abstention record fait l’affaire des présidents sortants

Elections régionales

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le Courrier des Maires - édition Abonné

Plus de deux Français sur trois ne se sont pas rendus aux urnes dimanche 20 juin. Une abstention record, toutes élections confondues, qui a fait le jeu des présidents d’exécutifs sortants, qu’ils soient Les Républicains ou PS. Seule la région Paca voit son président LR sortant devancé par la liste du Rassemblement national.

[Actualisé le 21 juin à 10h00]

33 % de participation seulement : jamais les Français n’avaient autant boudé les urnes, en dehors du référendum instaurant le quinquennat en lieu et place du septennat en 2000 (30,2 % de participation alors). Toute la journée de dimanche a laissé augurer ce résultat : 12,22 % de participation à midi en moyenne nationale, 26,72 % à 17h. Au final, avec 67 % % d’abstention, ce premier tour des régionales dépasse le précédent triste record des régionales 2010 de plus de 13 points : 53,67 % d’abstention il y a 11 ans.

Six présidents de droite sortants, six pôle-positions

Conséquence : ce que la campagne atone laissait prévoir a été d’autant plus renforcé par ces bureaux de vote désertés, à savoir une prime aux listes dirigés par les présidents d’exécutifs sortants. Et cette dynamique - si l’on peut qualifier ainsi un mouvement reposant sur le vote de moins d’un[…]

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