Maires, élus locaux et DGS, ces agents tous risques...

Maires, élus locaux et DGS, ces agents tous risques...

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Naturels, technologiques, sécuritaires : les risques auxquels font face les élus locaux sont variés et croissants. Sans compter les risques qui visent personnellement les élus locaux dans l'exercice de leur mandat. Dans les deux cas, édiles et DGS déplorent un manque d'information... et de formation. Troisième volet de notre baromètre 2022 Le Courrier des maires - Smacl assurances sur les collectivités et les élus locaux face aux risques.

L’été 2022 aura laissé de profondes cicatrices dans les territoires et ajouté au lot de risques structurels dont sont conscients les élus de nouveaux sujets d’inquiétude. Ainsi les risques naturels et climatiques, des inondations aux feux de forêts, de la sécheresse aux crues, caracolent dans leurs esprits : ils sont cités par 58 % des répondants (et même 72 % des maires) et progressent de 8 points par rapport à 2021. Second item qui n’est pas sans lien : les risques sanitaires, dont ceux liés à la pollution de l’air et du réseau d’eau potable (30 %, +7 points).

Si les risques technologiques restent présents, ils le sont pour une minorité de répondants (9 %) dont le territoire accueille un site Seveso ou équipement particulier type barrage. Et c’est le risque social qui le devance (25 %) : le souvenir des manifestations des « gilets jaunes » et le contexte d’explosion des prix et particulièrement de l’énergie fait craindre une casse sociale sans précédent du côté des ménages modestes. Pour se prémunir de l’ensemble des risques, la prévention est une clé pour nombre d’élus et de DGS, qu’il s’agisse de celle portant sur la bonne connaissance de leurs responsabilités respectives (54 %), du risque routier (48 %) ou de la malveillance (46 %). Incendies (44 %) et inondations (39 %) suivent, tandis que les nouveaux types de risques, telles les cyberattaques, sont moins présents à l’esprit malgré des exemples récents de collectivités ou hôpitaux publics « hackés ».

Formation et volontarisme

Elus et DGS sont conscients de ne pas être suffisamment armés pour y faire face : seuls 38 % ont le sentiment d’avoir une culture du risque suffisante, 9 points de moins qu’en 2021. Deux explications à cela : ils ne s’estiment pas assez informés (47 %) et encore moins formés (71 %). Des formations sont ainsi réclamées par 47 %, de même qu’une meilleure coordination entre territoires (46 %). Mais deux leviers manquants priment : des ressources financières (58 %, +15 points) et… la volonté tout simplement des élus (52 %).

Quant aux risques auxquels se disent personnellement confrontés les élus, ils sont nombreux : la responsabilité pénale, d’abord, citée par 66 % des édiles, et même 81 % des maires. Risques d’agression ensuite, après de nombreux cas relatés par la presse locale ces trois dernières années (39 %). Viennent ensuite, à l’heure des réseaux sociaux en roue libre, les risques de réputation (27 %, + 5 points) puis les risques d’accidents (25 %).

Quid de l’exposition au conflit d’intérêts ? Seuls 17 % disent avoir rencontré des difficultés liées à ce sujet dans le cadre de leur collectivité. Mais la méfiance reste de mise : un quart ressent un niveau personnel d’exposition important et 35 %, a minima, modéré...

40 % des répondants jugent que la nouvelle définition du délit de prise illégale d’intérêts instaurée par la loi « 3DS » du 21 février 2022 facilite l’exercice du mandat, le texte introduisant plusieurs cas dans lesquels les élus ne sont plus considérés comme ayant un intérêt dans une affaire. Mais 24 % avouent méconnaître la disposition et 21 % ne se prononcent pas.

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