Les primo-élus de 2014, hérauts du « dév-éco » – notre Baromètre 2014

Denis Solignac

Le développement économique est une urgence partagée par une large majorité, et plus encore par les nouveaux élus de 2014.

Ainsi 24% font du développement de zones d’activités une de leurs trois priorités d’investissement contre 14% pour les anciens élus, plus inquiets des équipements existants.

Les primo-élus sont aussi 16% à classer le développement local et l’emploi comme enjeu principal du mandat, contre 11% chez les élus expérimentés.

Et les nouveaux maires souhaitent utiliser davantage (12% contre 7%) le développement économique et les ressources fiscales qu’il générera afin de pallier le manque de moyens et de produire de la richesse sur le territoire.

Le primo-élu se voit d’ailleurs plus souvent (20%) en maire coordonnateur des acteurs locaux, notamment économiques, que les « anciens » (9%).

Critiques sur la réforme territoriale
Les nouveaux élus sont par ailleurs moins ouverts à la réforme territoriale. « Seulement » 61% sont pour la diminution du nombre de régions (contre 67% pour les « anciens »), 34% approuvent la suppression de la clause de compétence générale (contre 50%) et 35% appuient l’hypothétique suppression des départements en 2020 (contre 39%).

Les nouveaux maires (82%) réclament par ailleurs plus que les anciens (60%) l’élection au suffrage universel direct des conseillers communautaires. Et perçoivent davantage l’interco comme un outil institutionnel (11% contre 6,5%).

Les primo-élus se montrent enfin plus intéressés par l’expérimentation de nouveaux modes de gestion (28% contre seulement 11% des « anciens »).

Vous considérez-vous comme… ? (en %)

La réaction de Sandrine Vincent, maire de Chevaigné (2 000 hab., Ille-et-Vilaine)

« Faire émerger des projets nouveaux »

« Dans ma fonction de maire, je me vois comme animatrice d’une équipe d’élus mais aussi comme manager d’une équipe d’agents. Nous ne souhaitons pas diminuer les investissements, car nous voulons maintenir l’activité économique. Mais la baisse des dotations et les transferts de compétences vers la métropole risquent de les freiner. Ma responsabilité est de poursuivre les projets engagés et d’en faire émerger de nouveaux. L’interco est un bon levier pour baisser les dépenses et mutualiser. La réforme territoriale, j’y suis ouverte. Mais, en tant que nouvelle élue, je dois d’abord appréhender les missions offertes. »

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