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« Les émotions politiques forment un continent noir qu’il faut explorer »

jmoulin
« Les émotions politiques forment un continent noir qu’il faut explorer »

alain faure

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le Courrier des Maires - édition Abonné

Qu’est-ce qui fait « courir » le candidat puis l’élu local ? Au-delà du goût du pouvoir, ce sont les premières émotions politiques, vécues dans l’enfance. Alain Faure, chercheur au CNRS, et membre du laboratoire Pacte de Grenoble, les a sondées chez plus de 250 élus locaux passés « sur le divan ». Une radiographie très humaine, à rebours de la froide science politique…

Qu’est-ce qui vous a amené à étudier le « surmoi » des élus locaux ?

Une insatisfaction et un malaise ! On ne compte plus les travaux qui reviennent sur ce que l’on sait déjà - l’élu en tant que notable, ses ressources, ses réseaux… - dans une perspective très française, focalisée sur le pouvoir. Mais rien sur les émotions en jeu. La science politique, très attachée à l’étude des institutions et modes d’élection, a toujours ignoré la psychologie. Et pourtant, les émotions ressortent de tous mes entretiens et forment un continent noir qu’il faut explorer.

Vous évoquez l’élu jadis chef de classe. Est-ce la volonté de devenir leader qui guide le candidat local ?

C’est davantage la compétence relationnelle qui prévaut. L’agilité à se fondre dans un collectif durant l’enfance figure comme un élément clé car récurrent chez les élus[…]

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