Les élus veulent peser sur la définition de la future agence de la biodiversité

La rédaction

L'association les Eco Maires et ses partenaires, l'Association des maires ruraux de France, la Fédération des villes moyennes et l'Association des petites villes de France, vont organiser des débats régionaux associant élus locaux, associations environnementales et citoyens pour dessiner l'Agence nationale de la biodiversité.

Jean-Marc Michel, directeur général de l'aménagement et du logement, et de la nature, et Bernard Chevassus-au-Louis, membre du conseil général de l'agriculture, de l'alimentation et des espaces ruraux, chargés par le gouvernement de préfigurer l'Agence nationale de la biodiversité ont été auditionnés le 15 février 2013 par la commission "développement durable" de l'Assemblée nationale, après avoir remis leur rapport au ministère de l'Environnement, le 30 janvier.

Le processus de création de cette nouvelle agence nationale devrait donc s'accélérer, raison pour laquelle les élus locaux cherchent à se faire entendre un peu plus sur le sujet.

Ainsi, l'association les Eco Maires et ses partenaires, l'Association des maires ruraux de France, la Fédération des villes moyennes et l'Association des petites villes de France, vont organiser sans tarder une série de débats régionaux associant élus locaux, associations environnementales et citoyens. Ils demandent que l'Etat s'y fasse représenter par le ministère et les directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement.

Leur "agence" idéale
En attendant, ils définissent en quelques lignes les contours de l'Agence telle qu'ils la souhaiteraient. Ce serait une agence dotée du même niveau d'exigence que l'ADEME, pensée comme l'outil des collectivités territoriales, vrai support méthodologique et non pas comme une structure parisienne servant uniquement de vitrine de communication.

L'Agence devrait faire de la biodiversité non seulement un enjeu traversant tous les aspects sociétaux du quotidien des citoyens mais aussi un levier de développement de l'emploi. Cela implique qu'elle soit dotée de moyens financiers propres et importants. Mais étant donné la mauvaise santé budgétaire de l'Etat, les craintes de voir naître une coquille vide sont importantes.

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