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"La République des collaborateurs est la conséquence de la décentralisation"

Aurélien Hélias

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Sébastien Michon, chercheur au CNRS, laboratoire Sage

© K.Beck/Lightmotiv

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le Courrier des Maires - édition Abonné

Chercheur au CNRS, Sébastien Michon a enquêté avec deux autres membres du laboratoire Sage (Sociétés, acteurs, gouvernement en Europe) de Strasbourg sur le profil des députés. Bien souvent des « professionnels de la politique » qui font de ce mandat un quasi-métier. Profil des candidats de 2017, « infiltration » croissante des collaborateurs de cabinet et filière locale pour parvenir jusqu'au Palais Bourbon... à la veille du premier tour des législatives, première partie de notre entretien avec le chercheur.

 Le professionnel de la politique, c’est toujours l’autre à entendre les candidats… Les législatives 2017 y changeront-elles quelque chose ?

Difficile à dire tant que le scrutin n’a pas révélé les vainqueurs ! Ce qui est certain, c’est que le renouvellement concernera a minima 37 % des députés, qui ne se représentent pas. On n’avait pas vu ça depuis 1958 ! Cela s’explique à la fois par un effet générationnel, mais aussi par le levier du non-cumul. Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez ont préféré conserver leur présidence de région, et on assiste par ailleurs à certains jeux de chaises musicales, Christian Estrosi venant de récupérer son fauteuil de maire. Au PS et à LR, on trouve surtout de jeunes proches des[…]

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