L’Etat et les régions vont « co-piloter » le plan de relance, assure Matignon

L’Etat et les régions vont « co-piloter » le plan de relance, assure Matignon

Renaud Muselier et Jean Castex

© Twitter Jean Castex

Régions de France et les présidents de région ont signé, ce lundi 28 septembre, un accord sur le «co-pilotage» de la territorialisation du plan de relance avec le Premier ministre, Jean Castex. Il complète l’accord de méthode scellé en juillet dernier sur les finances des régions et défini la nouvelle génération des contrats de plan État-Région.

Le Premier ministre, Jean Castex, et les présidents de région ont conclu, ce lundi 28 septembre, un accord de partenariat pour « co-piloter » la distribution des crédits déconcentrés du plan de relance auprès des préfets de région et se sont accordés sur la nouvelle génération des contrats de plan Etat-régions (CPER) pour la période 2021 à 2027. L’État et les régions investiront chacun « au moins » 5 milliards de plus que lors des CPER précédents. Ce texte complètera l’accord de méthode comprenant 600 millions d’euros supplémentaires pour les régions signé en juillet dernier avec le président de Régions de France, Renaud Muselier.

Un comité de pilotage et de suivi dans chaque région

« Nous signons un accord historique », s’est félicité Jean Castex à l’issue de la rencontre avec les présidents de régions. Concrètement, le texte reprend les grandes lignes du texte signé pendant l’été. « Les différences portent sur la partie financière et la mise en place d’un comité de pilotage et de suivi de la relance dans chaque région », précise Jules Nyssen, le DG de l’association d’élus des régions.

Le texte acte la territorialisation d’une grande partie des crédits du plan de relance. Ce seront les préfets de région qui décideront de l’affectation des crédits dans le cadre d’un comité de pilotage Etat-Régions dans lequel sera associé les départements et les EPCI. « Le gouvernement fait un geste important car il accepte que l’on évite les grands appels à projets nationaux sauf quand c’est incontournable », se réjouit le délégué général de Régions de France.

L’objectif est de repérer où sont les porteurs de projets pour avancer dans tel ou tel axe du plan de relance et savoir avec quels acteurs qui pourraient avoir besoin d’ingénierie pour faciliter le développement d’un projet. « C’est différent de la logique des appels à projets nationaux qui vont ramasser les projets déjà prêt provenant en général des endroits où il y a des capacités importantes d’ingénierie », valide Jules Nyssen.
Les présidents de région souhaitent également être associés à la répartition des fonds européens du plan de relance qui représentent 40 milliards d’euros.

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