FPT : Nicolas Sarkozy veut imposer la règle du non-remplacement d’un agent sur deux

Aurélien Hélias
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caro - 09/03/2015 10h:44

Avant d'instaurer des lois arbitraires, autant baisser les frais de représentation des députés et sénateurs, ainsi que d'alléger les privilèges des anciens (ministres et présidents. Cela pourrait économiser bien plus que les fonctionnaires, car certes dans certains domaines ils sont nombreux mais dans d'autres domaines ils sont nécessaires ( trésorerie, hôpitaux...) cela s'appelle le service public Mr SARKOZY.

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FPT : Nicolas Sarkozy veut imposer la règle du non-remplacement d’un agent sur deux

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Dans une longue interview au Figaro le 2 mars, l’ancien chef de l’Etat préconise d’appliquer la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire territorial sur deux partant à la retraite. Un principe qu’il avait imposé durant son quinquennat pour les seuls agents de l’Etat. En « échange », le patron de l'UMP propose d’offrir aux exécutifs locaux plus de souplesse dans leur politique RH.

Comment faire concrètement pour réussir une baisse de sept points des dépenses publiques ? A cette question posée par Le Figaro, Nicolas Sarkozy préconise d’utiliser une recette qu’il a déjà utilisée durant son quinquennat, à partir de 2008 pour les agents de l'Etat, mais en l’étendant cette fois-ci également à la fonction publique territoriale.

« Il faut d'abord s'attaquer résolument à ce qui pèse le plus lourd dans le budget de l'Etat et des collectivités locales : le nombre de nos fonctionnaires, car ce seul poste de dépenses représente 45% du budget national et 60% de celui des collectivités locales », préconise-t-il pour diminuer les déficits publics. Et de développer : « Il faudra revenir à la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et surtout l'imposer à la fonction publique territoriale. »

Des contrats de 5 ans
Pour ce faire, l’ancien chef de l’Etat juge nécessaire de « changer la Constitution pour rendre cette règle compatible avec l'autonomie de gestion des collectivités territoriales ». Et Nicolas Sarkozy de proposer « en échange » de cette règle d’airain une certain souplesse aux exécutifs locaux dans le domaine des ressources humaines : « En contrepartie, les collectivités doivent avoir la possibilité de négocier directement les rémunérations et le temps de travail avec leurs agents, sans être totalement soumises à des règles imposées par l'Etat. »

Souplesse, voire flexibilité poussée, car le patron de l’UMP préconise de « recruter prioritairement dans la fonction publique avec des contrats de cinq ans quand le poste le justifie. Il faut cesser de penser que pour un besoin qui peut être ponctuel, par exemple un informaticien sur un projet, on doit continuer à recruter pour trente ans ».

Un principe contesté
Avec ces mesures, l’ancien ministre de l’Intérieur et des Finances souhaite parvenir, s’il revient à la tête de l’Etat, « à revenir à un niveau de dépenses publiques équivalent à 50% du PIB ». Un chiffre qu’il se verrait bien inscrire « dans la Constitution, pour qu'il ne puisse plus être dépassé ».

L’efficience financière du principe de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux avait pourtant été contestée dans plusieurs rapports successifs de la Cour des comptes, du Sénat, avant celui de l’Assemblée nationale. Nicolas Sarkozy avait d'ailleurs lui-même proposé, lors de sa campagne présidentielle de 2012, d'abandonner ce principe pour l’école maternelle et l’école primaire.

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