Face aux risques de toute nature, l'impératif pour les élus de s'informer... et de se former

Aurélien Hélias

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Face aux risques de toute nature, l'impératif pour les élus de s'informer... et de se former

Risques naturels

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Plus d'un an après le début du mandat, élus locaux et cadres territoriaux ont pris toute la mesure des risques auxquels ils sont confrontés. Et ont conscience de devoir mieux s'informer et se former, sur tous les plans. C'est ce que révèle notre étude Le Courrier des maires - SMACL Assurances.

Signe des temps, le premier risque auquel les collectivités se disent confrontées est lié au changement climatique : inondations, feux de forêt, sécheresse, événements sismiques et autres risques naturels sont le lot de la moitié des répondants de notre étude « Le Courrier des maires » - SMACL Assurances. A cela s'ajoute un autre type de risque lié à la détérioration environnementale : le risque sanitaire lié à la pollution de l'air ou du réseau d'eau potable pour 23 %. Entre ces deux préoccupations, se glisse l'inquiétude des élus sur la situation sociale alors que la crise a durement frappé des pans entiers de la population : jeunes, seniors, étudiants, travailleurs précaires, chômeurs, etc. L'inquiétude est particulièrement prégnante dans les communes de plus de 2 500 habitants (38 %) et dans l'esprit des DGS et DGA (43 %), probablement plus au fait encore de la fréquentation des CCAS et autres structures locales chargées de l'aide sociale.

A côté, les risques technologiques (7 %) font figure de risque mineur ; ils sont de fait plus localisés même si à l'origine de crises environnementales et sanitaires violentes tel l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen il y a deux ans. De même que d'autres types de risques variés : insécurité routière, rave party interdites, pollution aérienne sonore (7 %). Au regard de cet inventaire, il n'est pas étonnant de voir l'environnement (38 %) et la cohésion sociale (22 %) comme dossiers les exposant particulièrement aux risques.

Des formations trop absentes

Entre ces deux items, la démographie médicale (24 %) et l'insécurité (30 %) se placent haut dans le classement des risques des acteurs publics locaux. Pour y faire face, le plan communal de sauvegarde reste un outil privilégié : 44 % des répondants en disposent - et même 59 % en milieu urbain - et 17 % prévoient d'en instaurer un. Mais un quart des répondants pensent pouvoir s'en passer.

Pourtant, un véritable besoin d'information se fait sentir, une majorité (53 %) estimant être insuffisamment éclairée pour prévenir et traiter les risques, une défaillance plus marquée encore sur la formation, insuffisante aux yeux de 77 % des répondants. Ce sont même 63 % des primo-élus qui jugent être sous-informés et 85 % insuffisamment formés !

Lire aussi : L’ordonnance sur la formation des élus locaux enfin adoptée

Risques personnels

Mea culpa pour les élus qui, à 47 %, consentent qu'ils doivent se montrer plus volontaires sur le dossier, mais aussi davantage se coordonner avec les autres territoires (45 %) et consacrer ressources financières (43 %) et formations (41 %) au sujet. Se faire accompagner d'un expert convainc un peu plus d'un tiers des sondés tandis qu'une plus grande implication des agents n'apparaît comme un levier de prévention que pour un quart d'entre eux mais 42 % dans les communes de plus 2 500 âmes.

Voilà pour les risques auxquels sont confrontées les collectivités. Quant aux élus eux-mêmes, ils sont conscients de faire face personnellement à d'autres périls : 59 % ont été confrontés à un risque de responsabilité, parfois pénale, et 36 % à un risque d'agression, soit 8 points de plus qu'en 2020.

Lire aussi : « Le risque pénal existe pour tous les élus, y compris ceux des villages »

Là encore, la perspective de formations, comme celles prodiguées par le GIGN, leur semble le meilleur moyen de se préparer à toute situation. Réseaux sociaux obligent, les aléas de réputation progressent, à 22 %. Pour affronter tous ces risques, les élus font d'abord confiance à leurs pairs : associations de maires (43 %) et loin derrière, l'Etat (30 %). Les sites d'informations juridiques, contrats d'assurance de la collectivité et de protection personnelle et recours aux avocats apparaissent comme complémentaires (16 à 23 %).

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