Enseignement supérieur : les villes moyennes s’invitent au débat

Aurélien Hélias

Alors que le projet de loi relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche est étudié par les différentes commissions compétentes à l'Assemblée nationale, la Fédération des villes moyennes s'alarme d'une réforme concourant à « une polarisation croissante de la formation supérieure ».

A quelques semaines du débat, à l’Assemblée nationale, du projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche qui devrait débuter en séance publique le 22 mai 2013, la Fédération des villes moyennes (FVM) a rappelé, le 17 avril 2013, au gouvernement "que la réussite de cette réforme tiendra à sa capacité à conjuguer démocratisation et territorialisation au bénéfice des étudiants, des entreprises et de l’économie". L’association estime que, "en période de crise, […] une offre éducative de proximité constitue un levier concret d’innovation et de valeur ajoutée".

« Redéfinir la gouvernance »
A la lecture du projet de loi, les villes moyennes et leurs communautés « craignent pourtant une polarisation croissante de la formation supérieure avec une centralisation exacerbée au détriment de l’idéal républicain d’égalité des chances une polarisation croissante de la formation supérieure.

Si la réforme exclut les villes moyennes, si elle oublie 20 % des étudiants français, si elle n’intègre pas une exigence de gouvernance partagée entre les différents acteurs, alors elle sera un échec », souligne Christian Pierret, président de la FVM, ancien ministre, et maire de Saint-Dié-des-Vosges.

La Fédération s’est donc invitée au débat en présentant un «Manifeste» sur le sujet, à l’occasion des Rendez-vous de l’intelligence locale. Axes prioritaires affichés dans ce document : "Redéfinir la gouvernance, garantir l’accessibilité, promouvoir l’innovation et le transfert de technologie".

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