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Deux ans après Lubrizol, la culture du risque reste déficiente

Aurélien Hélias

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Deux ans après Lubrizol, la culture du risque reste déficiente

Incendie de Lubrizol le 26 septembre 2019 à Rouen

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le Courrier des Maires - édition Abonné

Le 26 septembre 2019, un incendie XXL ravageait l’usine Lubrizol à Rouen engendrant un immense panache de fumée noire et plongeant la population dans l’angoisse. Deux ans plus tard, les séquelles sanitaires restent limitées mais la culture du risque insuffisante.

Il est 2 h 40 ce 26 septembre 2019 lorsque la société Triadis, voisine de l’usine chimique Lubrizol, donne l’alerte. A l’arrivée des premiers véhicules de secours dix minutes plus tard, l’incendie du site industriel classé Seveso seuil haut est déjà incontrôlable. « Outre l’ampleur du feu qui avançait comme une coulée de lave, les fûts d’hydrocarbures explosaient sous l’effet de la chaleur, obligeant nos hommes à reculer », se souvient le commandant des sapeurs-pompiers Eric Tirelle, spécialiste des risques chimiques. Pierre-André Durand, préfet de Seine-Maritime, déclenche le plan particulier d’intervention et ouvre un centre opérationnel en préfecture pour regrouper les services de l’Etat gérant l’événement.

Très vite, priorité est donnée à l’évacuation d’un stockage de 60 tonnes de pentasulfure de phosphore. Une intervention non sans risque pour le personnel de Lubrizol et les pompiers. « Ce composé chimique se décompose au contact de la chaleur[…]

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