Des militant(e)s politiques jeunes et très diplômé(e)s – notre enquête 2014

Coup de zoom sur le profil des collaborateurs de cabinet en 2014.

Jeunes, très diplômés, bien payés…

Jeunes : les collaborateurs de cabinet, les colcabs, ne sont que 15% à avoir plus de 51 ans, le pic étant entre 31 et 40 ans (40%). Diplômés : comme lors de notre précédente enquête, en 2009, la profession de collaborateur de cabinet attire les talents puisqu’à 79% ils sont titulaires d’un diplôme équivalent à bac + 4 ou plus. Corollaire de la jeunesse : on ne s’éternise pas dans cette carrière. S’ils sont 50% à exercer leur métier depuis 2 à 10 ans, ils ne sont plus que 2% fidèles au poste depuis plus de 20 ans.

L’adhésion à un parti politique recule

28 % étaient sans affiliation il y a 5 ans. Ils sont 38% aujourd’hui. 39% sont encartés ou proches du PS, 24,4% de l’UMP. Des proportions qui reflètent le rééquilibrage gauche-droite consécutif aux dernières élections municipales. La majorité exerce ce métier depuis un mandat (60%). Militants politiques, majoritairement, les colcabs sont très peu syndiqués : 3% seulement, parmi ceux qui ont répondu à notre enquête. Difficile d’introduire le soupçon d’une attitude revendicative lorsque le lien et la proximité politique avec son employeur sont tellement forts.

Associations de « colcabs » : l’affirmation d’une identité

Les associations, par contre, recrutent 49% des colcabs, qui montrent ainsi leur besoin d’affirmer une identité politique. Nouveauté : les colcabs sont plus souvent des femmes. Elles ne représentaient qu’un tiers des effectifs il y a 5 ans. Elles sont aujourd’hui 40%. Un effet de la montée en puissance de la parité chez les élus locaux ? Rien ne prouve qu’une maire embauche plus facilement des femmes. Par contre, la parité rend moins incongrue l’idée que les femmes puissent exercer un métier de la politique.

« Un métier très prenant »
« On constate une certaine professionnalisation de la fonction de directeur de cabinet, même si dans les récents recrutements, apparaissent des profils un peu plus jeunes.
S’agissant de la formation, on est de moins en moins sur des profils “100% militants” et davantage sur des parcours type Sciences-po, plus capés. Puis, au cours de la carrière, les parcours sont assez similaires.
Chacun ressent à un moment donné la nécessité de se former, mais certains manquent de temps pour le faire. Globalement, c’est un métier très prenant et qui oblige à une très grande adaptabilité. »
Cécile Mexandeau, présidente de Dircab, association des directeurs de cabinet des collectivités à direction socialiste et républicaine

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