Baromètre du "Courrier des maires" - La météo du mandat

Ciel bleu avec les administrés, nuages avec les services déconcentrés de l'Etat. Face au désengagement progressif de l'Etat sur certaines missions, des élus éprouvent un sentiment d'abandon, tandis que un sur deux ressent un besoin croissant d'aide et d'expertise.

La quasi-totalité des élus (98%) considère que les relations avec les administrés sont satisfaisantes, voire "très satisfaisantes" pour un tiers des élus interrogés. Et ce, malgré une exigence sociale toujours plus intense, que deux maires sur dix identifient comme une difficulté réelle d'exercice de leur mandat.

Les élus saluent la qualité de leurs liens avec le personnel territorial : près de 45 % s'en trouvent très satisfaits, un sur deux plutôt satisfait. Seul point noir: des difficultés de recrutement pour un tiers des employeurs publics, particulièrement dans les petites et moyennes collectivités, qui critiquent un statut de la fonction publique trop rigide.

Les rapports avec les services déconcentrés de l'Etat témoignent d'un mécontentement: un maire sur trois les estime "peu satisfaisants", 6% "pas du tout".

En cause, le désengagement progressif de l'Etat sur différentes missions, certains élus éprouvant même un sentiment d'abandon, alors qu'un sur deux ressent un besoin croissant d'aide et d'expertise, notamment de l'Etat, même si l'intercommunalité tend à prendre le relais dans certains domaines. Les élus veulent du conseil, plus que du contrôle.

"Assouplir le statut de la fonction publique territoriale"

Michel Champredon,
maire d'Evreux (Eure), président du Grand Evreux

"Si la réforme de la fonction publique (résorption de l'emploi précaire, mobilité...) va dans le bon sens depuis des années, le statut reste un élément de grande rigidité qui mériterait d'être assoupli.

La FPT dispose d'agents compétents et dont la formation est adaptée. Mais certaines de ses règles entravent la liberté du maire employeur et, plus grave, la dynamique de recrutement des collectivités. Une difficulté qui vient s'ajouter à celles que certaines villes moyennes, telles Evreux, rencontrent déjà pour capter et conserver des profils pointus, nos moyens ne nous permettant pas de déployer des politiques de primes et avantages sociaux ambitieuses."

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