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Médias 22/11/2021

Face aux médias anxiogènes, des élus démunis sur le terrain

par Hugo Soutra
médias et communication anxiogènes © Adobe stock

La critique des médias à laquelle se prête les élus locaux distinguent la majeure partie du temps la presse écrite, de la radio ou de la télévision… L’accélération du flux d’actualités, le moindre approfondissement dont les nouvelles font l’objet sur les supports audiovisuels et, plus globalement, la ligne éditoriale de médias tels que BFM ou CNews ne serait pas sans conséquences, à entendre différents maires, sur les comportements et pensées de toute une partie de la population.

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Médias et élus locaux : friture sur la ligne !

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« Savoir qu’une partie des habitants de Quimperlé regardent les débats de BFM ou CNews en boucle, toute la journée, m’inquiète. C’est très bien qu’ils s’informent de ce qui se passe ailleurs en France et dans les grandes villes… Je ne dis pas que la crise migratoire ou l’insécurité ne les concerne pas. Mais ça créé, chez certains, des problèmes qui n’existent pas véritablement ici » s’agace le président (PS) de l’agglo, Sébastien Miossec.

Dans un territoire où la presse locale reste plus que fiable avec le mastodonte Ouest-France, légèrement plus au sud, à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, son homologue François Blanchet (DVD) confie : « il m’est déjà arrivé de prescrire à des administrés en colère de couper les chaînes d’information en continu ! »

Lire aussi : Médias et élus locaux, friture sur la ligne

 

Mise à distance

Dans nombre de foyers, le poste de radio ou plus souvent de télévision reste allumé en fond sonore, rapportent les élus. Beaucoup de leurs concitoyens manqueraient de recul par rapport aux sujets vus ou entendus, aux débats inflammables que les chaînes commerciales programment en invitant des pyromanes, qui entretiendraient ou susciteraient des peurs irrationnelles.

« Les gens font un copié-collé entre le fait que Tulle change progressivement de visage, que des immigrés s’installent ou qu’une partie de la population se paupérise par exemple, et les problèmes de Trappes. Les incivilités ou les nuisances créées par de jeunes skaters fumant un pétard les insécurise aussitôt. Le rapport à la réalité d’une partie de nos concitoyens est littéralement transformé par la lecture médiatique de certains phénomènes nationaux » confirme le maire (ex-PS) de la préfecture corrézienne, Bernard Combes.

Pas question de faire l’autruche pour autant, conseille le Tulliste : « nous, élus, devons prendre le temps de recontextualiser les problématiques, ainsi que de renforcer la capacité de mise à distance de nos administrés les plus fragiles. »

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