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Document 08/10/2021

Fonction publique : le bilan chiffré du quinquennat Macron vu par l’Institut Montaigne

par La rédaction
Fonction publique

A l'approche de la présidentielle 2022, le think-tank propose un bilan chiffré de l'action des mesures prises par l'exécutif en matière d’action et de fonction publiques depuis 2017. Il relève que tous les engagement n'ont pas été tenus, notamment la diminution de 120 000 emplois publics, dont 70 000 dans les collectivités locales.

On le savait depuis que la crise sanitaire avait rebattu les cartes de la réforme de l’Etat : la suppression de 120 000 postes dans la fonction publique sur la période du mandat n’aura pas lieu, la crise sanitaire et celle préalable des gilets jaunes ayant amené l’exécutif à y renoncer. Soucieux de dresser un bilan chiffré de l’action d’Emmanuel Macron en matière publique, l’Institut Montaigne en fait le premier point d’accroche de son « grand décryptage » du quinquennat Macron qui devait amener à la suppression de 10 000 postes par an dans la fonction publique d’Etat (FPE) et de 14 000 dans les collectivités, soit 50 000 postes supprimés dans la FPE et 70 000 dans la FPT sur cinq ans. Un objectif officiellement abandonné en juillet dernier « au profit d’un objectif de stabilité de l’emploi de l’État pour la durée du quinquennat », rappelle le think-tank d’obédience libérale. 

Il en va de même pour le secteur public local, ajoute l’Institut Montaigne : « l’objectif de supprimer 14 000 emplois par an dans les collectivités ne sera pas tenu, bien au contraire, regrette-t-il. En effet, les données du ministère chargé de la fonction publique soulignent que le nombre d’agents territoriaux a augmenté de 0,7 % en 2018, soit +13 200 agents, puis de 0,9 % en 2019, soit +16 500 agents. Ils augmentent de 0,6 % dans les communes, alors qu’ils y baissaient régulièrement depuis 2014, mais ils reculent de 1,3 % dans les départements », précise la note.

Une « délocalisation » des agents de l’Etat qui reste à évaluer

Parmi les autres points détaillés statistiquement par l’institut Montaigne, on trouve aussi la suppression de l’Ena, la facilitation de la mobilité des fonctionnaires vers le secteur privé, le développement du recours aux contractuels, la dématérialisation des démarches administratives, le rétablissement du jour de carence ou encore la généralisation du télétravail dans la fonction publique.

A noter aussi un chapitre dédié à la territorialisation des politiques publiques et l’annonce par le Gouvernement, en novembre 2019, de 40 opérations de relocalisation concernant près de 6 000 agents, issus notamment de l’administration fiscale. « Le Gouvernement n’a pas communiqué sur le coût de la relocalisation de services publics, qui intègre, selon les cas, l’achat, la rénovation ou la construction de nouvelles implantations, regrette l’Institut Montaigne. Toutefois, la territorialisation des services publics répond à la fois aux attentes des usagers et des collectivités territoriales, dans une logique de proximité du service public et de soutien à la redynamisation des centres-villes pour les délocalisations », consent-il.  

Télécharger la note de l’Institut Montaigne 

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