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Aménagement du territoire 27/07/2021

L’Etat et La Poste signent un compromis

par Pascale Tessier
laposte © Flickr/takato-marui

L’Etat et La Poste se sont entendus, en fin de semaine dernière, autour d'une évolution des modalités du contrat les unissant. La puissance publique compensera à hauteur d’au moins 500 millions d’euros, en 2021 et 2022, le déficit chronique de l’activité courrier du groupe de distribution. Qui s’est engagé, pour sa part, à renforcer ses efforts en matière de productivité. Autre contreparties : la renégociation sans attendre le prochain contrat de présence postale territoriale avec l’AMF et le lancement d’une réflexion sur une nouvelle gamme de services, afin d’améliorer « la qualité du service rendu ».

La Poste va mal et en l’absence de toute réforme, le déficit pourrait atteindre « 1 milliard d’euros par an », affirment les conseillers de Bercy. L’État va donc verser une compensation au titre des années 2021 et 2022, à condition que la société s’engage à assurer un service public de qualité, plus fréquent et plus présent. Des consultations s’ouvriront en septembre, avec l’association des maires de France (AMF).

En janvier 2018, l’État et la Poste s’étaient engagés sur un contrat d’entreprise – courant jusqu’en 2022 – déclinant les engagements du premier pour soutenir la seconde dans les quatre missions que la loi lui confie : la garantie d’un service universel postal de qualité ; le maintien d’un réseau de 17000 points de contact, notamment, en secteur rural ; la mise à disposition d’un service bancaire pour les publics fragiles ; la diffusion d’une presse écrite indépendante et de qualité partout en France.

Un équilibre financier « dégradé »

Or, la crise a fragilisé le service postal, dont l’équilibre financier est désormais « dégradé ». C’est donc dans une ambiance de réunion de crise que s’est tenu, durant deux heures jeudi 22 juillet, le comité de suivi de haut niveau du contrat d’entreprise, sous la présidence du Premier Ministre, Jean Castex, accompagné du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, et de Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités locales.

Lire aussi : « Le Sénat se porte au chevet de La Poste »

À la table des discussions, se sont également assis Philippe Wahl, président-directeur général du Groupe La Poste, le sénateur (LR) Patrick Chaize, président de l’Observatoire national de la présence postale, la député (LREM) Mireille Clapot, présidente de la Commission supérieure du Numérique et des Postes, Patrick Molinoz, vice-président de l’AMF, des représentants des organisations

Lire la suite de cet article sur le site de La Gazette des communes

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  1. Il est temps que la Poste retrouve ses lettres de noblesse!
    La qualité du service passe par la formation solide d’agents qui se savent respectés …le sort fait à bon nombre de facteurs par un management inapproprié est très triste …ne parlons pas des trieurs et manutentionnaires dans les plateformes..La Poste fait partie des territoires socialement et économiquement ,donnons lui les moyens d’assurer le service public!

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