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Crise sociale 10/03/2021

Pauvreté : « les élus ne doivent plus seulement prendre en compte le niveau de revenus »

par Hugo Soutra
Tirelire brisée © Adobe/Sven Hoppe

Depuis le début de la crise sanitaire en mars 2020 en France, des centaines de milliers de travailleurs précaires sont tombés dans la pauvreté. Auteure d’une thèse en sociologie intitulée « Pauvre un jour, pauvre toujours ? », Claire Auzuret s’intéresse depuis plusieurs années maintenant aux multiples facettes de la précarité et des inégalités sociales. Avec d’autres chercheurs en sciences sociales, elle préfère parler d’un « halo de pauvreté », qui reste à circonscrire mais dont les élus nationaux comme locaux devraient commencer à se saisir et se préoccuper en ces temps particulièrement troublés…

Chercheure en sociologie à Sciences-Po Rennes, Claire Auzuret a longtemps suivi des ménages populaires vivant en-deçà du seuil de pauvreté, ou au-delà de la barre fatidique des 1063 euros par mois mais exprimant un « sentiment de pauvreté » malgré tout. Après avoir brossé un portrait contrasté d’un phénomène aux mille visages et mis en lumière la multitude des impacts dans la vie quotidienne, elle plaide pour aller au-delà des seules statistiques sur les salaires et les revenus des ménages pour définir les publics cibles des politiques de lutte contre la pauvreté et la précarisation.

Quels sont les nouveaux visages de la pauvreté, à l'issue de cette crise sanitaire ? 

Claire Auzuret : D’après l’INSEE, en France en 2018 on comptait 9,3 millions d’individus se débrouillant avec moins de 1063 euros par mois. Parmi ces personnes, on identifie un noyau dur de la pauvreté c ...

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