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Décentralisation 27/11/2020

« La gestion de la crise sanitaire a montré que nous arrivions au bout d’un système »

par Hugo Soutra
Luc Rouban, chercheur au Cevipof © P. Marais/ Le Courrier

Après une brève réconciliation au sortir du premier confinement, la seconde vague épidémique a de nouveau jeté un froid entre les maires et les représentants de l’Etat. Directeur de recherches au CNRS, le politologue Luc Rouban revient sur les raisons – à la fois structurelles et conjoncturelles – de cette profonde défiance entre pouvoirs locaux et pouvoir central. Et pointe une "reconcentration" rampante...

Etes-vous surpris du durcissement du discours des maires vis-à-vis de la gestion de la crise sanitaire et économique par l’Etat ?

Non. La défiance entre les maires et Emmanuel Macron est le symptôme d’une crise endémique, devenue particulièrement aigüe depuis l’accession au pouvoir de ce président n’ayant jamais été élu local. Il a mis fin aux relations tout en rondeur de ses prédecesseurs avec le Sénat et les associations d’élus. Il existe également une incompréhension fondamentale sur la fonction de maires, que les élites œuvrant pour le compte de l’Etat central semblent confondre avec des agents de l’Etat. Mais les origines de cette profonde défiance remontent bien avant cette crise sanitaire et 2017. Depuis les années 1990, se déploie sans discontinuer un modèle de décentralisation hiérarchisé autour des régions et des métropoles, comme si ce projet s’était mué en une réforme de reconcentration. Les intercommunalités ...

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