publicité

 

Réagir
Crise sanitaire 24/11/2020

Emmanuel Macron déconfine en trois temps, les commerces rouvriront au 28 novembre

par Aurélien Hélias
Emmanuel Macron lors de son allocution le 24 novembre 2020

28 novembre, 15 décembre puis 20 janvier 2021 : le déconfinement sera très progressif et en partie lié à la bonne évolution des chiffres de contamination et d'occupation des lits d'hôpitaux. Restrictions des déplacements assouplies, réouverture des petits commerces, reprise des activités sportives ou culturelles... Emmanuel Macron a détaillé le calendrier.

Avec « seulement » 20 000 cas par jour en moyenne de cas positifs contre 60 000 il y a moins d’un mois, 4 300 personnes en réanimation contre 4 900 le 16 novembre, l’exécutif estime « que le pic de la seconde vague de l’épidémie est passé. » De quoi enclencher un processus très progressif de déconfinement qui débutera dans quatre jours, a annoncé Emmanuel Macron dans son allocution.

Première étape : le samedi 28 novembre matin

« Le confinement adapté et donc le système de l’attestation resteront en vigueur car c’est ce qui nous a permis d’obtenir ces bons résultats », prévient Emmanuel Macron. De même que le télétravail « quand cela est possible » tandis que les réunions privées et rassemblements familiaux sont déconseillés. En revanche, dès le samedi 28 au matin :

  • les déplacements pour motif de promenade ou activité physique en extérieur seront permis dans un rayon de 20 kilomètres et pour trois heures.
  • Les activités extra-scolaires en plein air seront à nouveau autorisées.
  • Pour les cultes, les offices seront à nouveau permis dans la stricte limite de 30 personnes.
  • tous les commerces pourront rouvrir et les services à domicile reprendre, « mais dans le cadre d’un protocole sanitaire strict, qui a été négocié avec l’ensemble des professionnels ». Précision : les commerces et les services pourront rouvrir « jusqu’à 21 heures au plus tard. Les librairies, les disquaires, les bibliothèques et archives pourront aussi réouvrir dans ces conditions », a-t-il précisé.

Deuxième étape : le mardi 15 décembre

Le 15 décembre, si nous sommes bien arrivés autour des 5000 contaminations par jour et environ 2500 à 3000 personnes en réanimation, nous pourrons alors franchir un nouveau cap. Alors le confinement pourra être levé », espère le chef de l’Etat.

Les activités extrascolaires en salle, pour l’accueil des enfants durant les fêtes, seront à nouveau autorisées avec des règles strictes.

Les salles de cinéma, les théâtres, les musées pourront reprendre leur activité, toujours dans le cadre des protocoles sanitaires qui ont été négociés et un système d’horodatage permettra d’organiser les représentations en fin de journée.

« Nous pourrons donc à nouveau nous déplacer, sans autorisation, y compris entre régions, et passer Noël en famille », positive le président de la République. Tout en appelant à limiter « au maximum les déplacements inutiles. […] il ne s’agira pas, à coup sûr, de vacances de Noël comme les autres. » Ainsi, les grands rassemblements resteront interdits « ainsi que tous les événements festifs dans les salles à louer ». Parcs d’attraction, parcs d’expositions resteront fermés de même que les bars, restaurants et discothèques.

Concernant les stations de sports d’hiver, alors que les élus locaux et professionnels de la montagne étaient reçus la veille par le Premier ministre et plusieurs membres du gouvernement, « les décisions seront finalisées très prochainement. Mais il me semble toutefois impossible d’envisager une ouverture pour les fêtes et bien préférable de privilégier une réouverture courant janvier dans de bonnes conditions » a déclaré le président, douchant les espoirs des responsables de stations de sports d’hivers pour les vacances scolaires de Noel.

Fini le confinement à partir de la mi-décembre donc, mais place à un couvre-feu de 21 heures à 7 heures du matin. Avec deux exceptions les soirs des 24 et 31 décembre afin de permettre les retrouvailles familiales du réveillon et de la Saint-Sylvestre. Impossible pour l’Etat de limiter le nombre de convives lors de ces festivités privées mais le chef de l’Etat a conjuré les Français limiter au maximum « le nombre d’adultes ensemble dans une même pièce à un même moment ».

Troisième étape : le mercredi 20 janvier 2021

C’est à cette date que l’exécutif estime qu’il disposera « du recul suffisant au retour des fêtes de fin d’année [….] pour prendre de nouvelles décisions d’ouverture si le nombre de contaminations demeure en-dessous de 5000 cas par jour ». Dans ce cas, « les salles de sport et restaurants pourront réouvrir et le couvre-feu pourra être décalé. Les lycées, qui bien souvent aujourd’hui fonctionnent par demi-classe, pourront à ce moment-là être pleinement rouverts avec la totalité des élèves présents durant les cours. Quinze jours plus tard, ce sont les universités qui pourront reprendre les cours avec, là aussi, une présence physique de tous les élèves », a détaillé Emmanuel Macron.

Rendez-vous sera pris ensuite tous les 15 jours pour, soit de nouveaux assouplissements ; soit, si les chiffres rebasculent dans le mauvais sens, un retour de certaines restrictions.

Une vaccination qui débutera fin décembre… sans obligation

Avec une stratégie qui « repose sur plusieurs vaccins », le chef de l’Etat espère débuter la campagne de vaccination « dès la fin décembre – début janvier et une seconde génération arrivera au printemps ». Visiblement conscient des réticences des Français à se faire vacciner, le chef de l’Etat a promis : « la vaccination doit se faire de manière claire, transparente, en partageant à chaque étape toutes les informations : ce que nous savons, comme ce que nous ne savons pas. Je veux aussi être clair : je ne rendrai pas la vaccination obligatoire », a-t-il tranché

Une campagne de vaccination « rapide et massive au plus près des personnes » sera organisée. « Les autorités sanitaires, avec l’Etat, les collectivités locales, définiront les modalités pratiques du déploiement des vaccins, avec les hôpitaux, les maisons de retraite et l’ensemble des médecins de ville ». Une implication des collectivités qui sonne comme un début de réponse aux élus locaux qui, l’après-midi même par la voix du président de l’AMF, avaient prévenu qu’une campagne efficace ne saurait être organisée sans l’appui des collectivités.

Chiffres Clés

  • 150 euros seront versés en fin de semaine aux bénéficiaires du RSA et de l’allocation de solidarité spécifique, aux étudiants boursiers et aux jeunes de moins de 25 ans non-étudiants touchant les allocations logement. 
  • 100 euros par enfant seront versés pour les familles bénéficiant des APL. 

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

publicité

Abonnez-vous