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Mandat 20/11/2020

Municipales 2020 et crise sanitaire : le regard des maires six mois après

par La rédaction
maire écharpe tricolore © P. Marais

Un taux de participation historiquement faible (44,7 %), une crise sanitaire sans précédent ayant nécessité le report du second tour… les élections municipales de mars et juin 2020 ont été bousculées comme jamais auparavant. Six mois plus tard, l’Association des maires de France et le Cevipof ont sondé et obtenu le regard de près de 4 700 maires, soit un peu plus de 13 % des patrons d’exécutifs communaux, sur cette période électorale et les premières semaines de mandat en pleine première phase de la crise sanitaire du Covid-19. Ce qu’il faut retenir en dix chiffres-clés.

 

  • 55 % des maires interrogés seulement s’inquiètent de la faible participation, 46 % considèrent que l’abstention record révèle un phénomène profond de désintérêt politique et seulement 9 % s’inquiéter de la légitimité de leur propre élection. Les 45 % non inquiets considèrent que le lien de confiance entre représentants municipaux et administrés est suffisamment fort pour ne pas y voir un quelconque malaise démocratique au plan municipal.
  • 40 % sont de nouveaux maires, près d’un tiers d’entre eux ont défait des maires sortants candidats à leur propre succession et les deux tiers restants ont été élus en l’absence de maire sortant.
  •  19,5 % des maires de ce mandat sont des femmes, soit +3,5 points par rapport à 2014. 
  • 68 % des maires élus en 2020 exerçaient déjà une fonction de conseiller municipal durant le mandat précédent, voire une fonction d’adjoint (42 %).
  • 30 % des maires cumulent avec un autre mandat local (départemental, régional ou dans un syndicat local). Ce cumul monte à 63 % chez les maires réélus dans des communes de plus de 9 000 habitants. 
  • 39 % des maires interrogés estiment avoir été bien associés à la mise en œuvre de l’état d’urgence sanitaire, 48 % d’entre eux pensent l’inverse et 12 % n’étaient pas en responsabilité au cours du printemps. Pour les communes de taille intermédiaire (1 000 à 9 000 habitants), seulement 26 % se sont sentis pleinement associés avec les services de l’État contre 46 % pour les très petites communes ou grandes villes.
  • 51 % des édiles interrogés regrettent le manque de directives claires et cohérentes de la part de l’État.
  • 66 % des maires estiment que leur relation de travail avec les préfectures a été efficace, un chiffre illustrant la montée en puissance du couple maire-préfet. En revanche, ce seuil chute à 40 % pour les agences régionales de santé.
  • 53 % des maires interrogés ont été victimes d’incivilités, 29 % d’injures ou d’insultes (29 %), 28 % de menaces verbales ou écrites, 20 % d’attaques sur les réseaux sociaux ou internet.
  •  5 % des édiles disent avoir été victimes d’agressions physiques et 6% d’atteintes aux biens personnels.
  • 83 % des maires considèrent que la gestion actuelle ou passée de leur commune est très majoritairement saine.

 

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