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Institutions 05/11/2020

« La décentralisation ne constitue pas une fin en soi »

par Hugo Soutra
Décentralisation, territoires © BM

A l’appui d’exemples européens dont le cas espagnol qu’elle connaît bien, Barbara Loyer pose un regard original sur la décentralisation à la française. Un modèle assurément hybride, à propos duquel Etat central et pouvoirs locaux n’ont pas fini de se chamailler. Spécialiste des nationalismes, la professeure de géopolitique à l'Institut Français de Géopolitique (IFG) met néanmoins en garde contre les discours manichéens et les postures victimaires.

Ancienne directrice et professeure à l'Institut Français de Géopolitique, Barbara Loyer estime que chaque nouvelle étape de décentralisation devrait désormais être accompagnée d’un débat vigoureux sur le projet politique qui la sous-tend. A fortiori dans le contexte ambiant de dislocation des Etats-nations.

Courrier des Maires : Pourquoi considérez-vous la décentralisa­tion comme une affaire géopolitique ? 

Barbara Loyer : A la différence de la déconcen­tration où les préfets font régner l’ordre de l’Etat, la décentralisation développe la capacité d’agir des élus locaux. Le renforcement des collec­tivités – devenues de véritables lieux de pouvoir avec le temps – fait automatiquement naître des ambitions électorales, des rivalités aussi, même si le personnel politique met surtout en avant son désir de s’occuper des affaires publiques au sens large. Car, quoi qu’ils en disent, des intérêts variés et souven ...

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