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Coopération décentralisée 16/10/2020

A travers le conflit du Haut-Karabakh, la diplomatie des villes contre celle de l’Etat

par Emilie Denètre
Stepanakert, l'une des villes victimes des bombardements dans le Haut-Karabakh © Adobe

Aux yeux de nombreux Français, l’offensive azérie dans la petite région montagneuse du Haut-Karabakh apparaît comme un conflit lointain aux ressorts complexes… Mais ce n’est pas le cas de nombreux élus locaux, qui attirent l’attention depuis plusieurs années sur le sort de cette enclave arménienne malmenée. Ici commence la diplomatie des villes, un vieux pouvoir à la main des territoires qui agace parfois les gouvernements centraux ! C’est le cas en France, où maires et chefs d’exécutifs locaux osent désormais se mêler de géopolitique internationale, et opposent leurs valeurs à la « diplomatie du caviar » et au réalisme froid et cynique des décideurs nationaux.

Ils n'ont pas tardé à réagir. Début octobre, quelques jours seulement après l'attaque du Haut-Karabakh par l'armée azérie soutenue par la Turquie, 176 élus locaux manifestaient leur soutien à l'Arménie. Dans cette tribune parue dans le JDD, ces maires, présidents de métropoles ou de conseil régional, ainsi que quelques parlementaires, demandaient au gouvernement français de sortir de sa position de « neutralité » et d’afficher plus clairement sa solidarité avec cette enclave arménienne située à l'ouest de l'Azerbaïdjan. Dans le même temps, les élus ruraux, par la voix de leur association, l'AMRF et son président Vanik Berberian, faisaient part de leurs vives « inquiétudes » pour le peuple arménien et leurs élus « lourdement agressés ».

Des chartes attaqu ...

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