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Parlement 28/09/2020

Sénatoriales : tous les résultats, département par département

par Aurélien Hélias
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Les élections sénatoriales du 27 septembre ont renforcé la majorité Les Républicains et divers droite tandis que la République en marche a résisté à la saignée annoncée. Dans la foulée de leurs succès aux municipales dans les grandes villes, les écologistes progressent, au détriment du PS, et pourront former un groupe.

«  On peut s’attendre à voir un renforcement de la majorité de droite, un maintien de la gauche non communiste et radicale et la confirmation de la fragilité de La République en Marche, leurs mauvais résultats aux Municipales se reflétant mécaniquement dans le scrutin du 27 septembre  » avait pronostiqué le politologue Jean Garrigues lors de l’entretien qu’il avait accordé au Courrier des maires à une semaine du scrutin. Une prévision qui s’est en grande partie confirmée ce dimanche.

Le groupe LR gagne tout d’abord une dizaine de sièges. « Cette élection, dans un contexte sanitaire, économique et social inédit, vient conforter la majorité sénatoriale de la droite et du centre », s’est réjoui le président LR du Sénat, Gérard Larcher, et candidat à sa propre succession au « Plateau ». « C’est le résultat d’une opposition ni caricaturale ni complaisante », a appuyé son président, Bruno Retailleau, réélu en Vendée. « Les résultats du parti du Président de la République ne sont pas à la hauteur de ses espérances, loin s’en faut. Il est assurément temps qu’il tienne compte de ses échecs électoraux », a aussi tancé l’ancien président de la région des Pays-de-la-Loire.

En Marche résiste

Il est vrai que le parti présidentiel n’a pu faire mieux que de résister, en conservant 19 sièges, alors que son échec aux municipales faisait craindre une déroute à La République en marche. Le parti d’Emmanuel Macron mettra très certainement en avant la réélection, même de justesse, du président de groupe François Patriat (Côte d’or) et l’élection au Palais du Luxembourg de deux ministres de la majorité, Sébastien Lecornu (Eure) et Jean-Baptiste Lemoyne (Yonne). Et le fait qu’il fait mieux qu’en 2017… Leurs élections «  témoignent de l’adhésion des élus locaux à la politique du Gouvernement. » interprète le délégué général du parti, Stanislas Guérini.

A gauche, le président du groupe met en avant l’atteinte d’un des objectifs affichés : « rester le deuxième groupe au Sénat, le premier groupe de gauche d’opposition au Parlement » a relevé Patrick Kanner (Nord) sur les ondes de Public Sénat. Masi arithmétiquement, l’opération affiche une balance négative puisque le groupe socialiste devrait perdre de 4 à 5 sièges.

Percée écologiste dans la foulée des municipales

Ce recul, le groupe le doit autant aux « prises de guerre » de la droite qu’à une concurrence au sein même de la gauche des écologistes et, dans une moindre mesure, des communistes. Six sénateurs Europe Ecologie-Les Verts devraient rejoindre les cinq déja en place, ce qui permettra aux « écolos » de disposer d’une groupe (le seuil est fixé à dix sénateurs).  » Le signe de notre enracinement dans les territoires, un groupe divers, ouvert, où le débat démocratique sera la règle, mais dont l’orientation – écologiste – sera claire », a promis la sénatrice EELV de Paris Esther Benbassa sur son compte twitter. 

A noter que pour la première fois, un nationaliste corse accède au Palais du Luxembourg : Paul Toussaint Parigi (Haute-Corse).

Consulter l’ensemble des résultats des sénatoriales 2020, département par département 

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