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Catastrophes naturelles 22/09/2020

La nature, source de solutions contre les inondations

par Sylvie Luneau
Crue de la Seine à Triel sur Seine, dans les Yvelines. 30 Janvier 2018 © Adobe

Pour gérer les eaux pluviales, des alternatives au « tout-tuyau » existent. Ces « solutions fondées sur la nature » conjuguent résilience et respect de l’environnement. Elles sont appelées à se développer, comme à Bully (Rhône).

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Réinventons nos politiques publiques locales

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Objectifs

Le projet de Bully (Rhône) s’inscrit dans le cadre d’une réflexion globale sur l’assainissement du bourg, suite à une mise en demeure préfectorale pour non-conformité en 2008. Après avoir séparé les eaux pluviales des eaux usées, puis raccordé les eaux usées à la station d’épuration de l’Arbresle, la commune et le syndicat intercommunal d’assainissement du bassin de l’Arbresle (Siaba) ont mis en place un système de gestion intégrée des eaux pluviales. « La commune n’avait pas d’obligation réglementaire sur ce sujet. Elle a fait le choix d’une solution fondée sur la nature, plutôt que de construire des bassins en béton », explique Clément Soutrenon, technicien « eaux pluviales » au Siaba. Le projet répond à un enjeu de protection contre les inondations identifié dans le plan de prévention des risques d’inondation (PPRI) de la Brévenne et de la Turdine. L’ouvrage est prévu pour tamponner une pluie de période de ...

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  1. Depuis la sécheresse de 2019, la seule réserve collinaire construite (lac de Caussade) a entrainé deux ans de prisons fermes pour les responsables du projet, alors que si tout le monde avait le bon sens de faire de faire comme les agriculteurs, des réserves d’eau l’hiver (particuliers, villes, industriels, etc …) pour épargner les nappes phréatiques l’été on ne parlerait jamais de sécheresse !
    Pendant des millénaires les humains ont construit pour retenir l’eau douce sur les continents, il aura fallu quelques années à l’administration pour détruire le réseau hydrologique français au nom d’une continuité écologique qui n’existe plus puisque le résultat est conforme au plan d’actions : les rivières sont ravagées par des crues de plus en plus fortes et les poissons migrateurs vont apprendre à marcher pour remonter les rivières sèches l’été.. Tous les ans les indemnités sécheresses et inondations nous coutent des milliards (sans parler des vies humaines … ) alors qu’avec quelques millions on résoudrait en même temps les deux problèmes. Sans oublier l’énergie propre que peut fournir une turbine associée à une retenue, en France nous avons largement de quoi doubler notre production
    hydroélectrique !

    On peut agir très vite puisque toutes les lois existent déjà, il suffit juste de les faire appliquer aux collectivités : tous les rejets (pluies et eaux usées) doivent être traités et infiltrés pour ne pas perturber le cycle de rechargement des nappes phréatiques, et quand les infiltrations ne sont pas possibles l’eau doit être recyclée pour des usages non domestiques comme l’arrosage. Les rivières sont le drainage naturel des sols et elles sont caractérisées uniquement par leurs sources, tous les apports supplémentaires (ruissellements, fossés et rejets de station d’épuration) amplifient le drainage naturel donc assèchent les nappes phréatiques et polluent. Contrairement aux idées reçues l’irrigation n’assèche pas les nappes phréatiques puisqu’elle contribue à l’alimentation du cycle, c’est au contraire le manque de végétation en été (après les moissons) qui coupe le cycle de l’eau ! Les villes ont enfin compris l’intérêt de la végétalisation mais il faut la généraliser partout en faisant des réserves d’eau l’hiver.

    https://www.mediaterre.org/actu,20200810121408,1.html

  2. les inondations meurtrières ne sont pas des fatalités mais le résultat logique d’une très mauvaise gestion des eaux de surface !

    Une pluie même forte n’est pas un raz de marée mais elle le devient automatiquement quand on ne régule pas les ruissellements en amont des bassins versants. Depuis plus de 30 ans les climatologues disent bien, qu’avec le dérèglement climatique, il n’y aura pas moins d’eau mais une dégradation de la répartition annuelle des pluies : inondations l’hiver et sécheresse l’été, exactement le scénario qui s’installe durablement en France et partout dans le monde. En France la menace vient de l’eau des terres et pas de la submersion des mers !
    Le bon sens aurait voulu qu’on anticipe en construisant des retenues en amont des villes pour maintenir un débit acceptable et plus régulier en aval tout au long de l’année, mais depuis quelques années l’administration ordonne la destruction des ouvrages sur les rivières au nom de la continuité écologique, ce qui a amplifié massivement un phénomène parfaitement prévisible : quand l’eau s’écoule plus vite elle s’écoule moins longtemps !

    La France ne manque pas d’eau, la consommation (potable, industrie et agricole) ne représente que 2.5% des précipitations annuelles, mais juste de réserve. Actuellement les rivières françaises rejettent entre 50 et 70% des précipitations (alors qu’il ne faudrait jamais dépasser les 30% …) ce qui provoque des inondations, un assèchement mathématique des bassins hydrologiques. Contrairement aux idées reçues les pluies ne viennent pas exclusivement de la mer mais à 70% de l’évapotranspiration et donc des terres, Autrement dit avec 0% d’évaporation on provoque 0% de chance d’avoir des pluies, et au lieu d’évacuer la chaleur on la stocke dans les sols ce qui provoque des canicules et amplifie les effets du dérèglement climatique !

    Pétition : https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-54

  3. Le climat océanique est caractérisé par la faible amplitude thermique entre le jour et la nuit liée à la présence d’eau, le climat continental est au contraire caractérisé par une forte amplitude thermique liée à l’absence d’eau et donc de végétation. Les déserts subissent de fortes chaleurs diurnes et des gelées nocturnes, les épisodes de gel que nous venons de connaitre sont les caractéristiques exactes d’une désertification.
    Pour limiter les dégâts il faut diminuer l’amplitude thermique entre le jour et la nuit, donc arroser les cultures pendant les vagues de chaleur pour baisser la température et ainsi éviter des départs en végétation trop précoces, et arroser les cultures la nuit pour éviter le gel ; de simples brumisateurs suffisent.

    L’atmosphère est une couverture de protection qui limite le rayonnement solaire, vers les sols, la journée et le rayonnement infra-rouge vers l’espace la nuit : respectivement effet parasol et effet de serre.

    La vapeur d’eau est le gaz qui bloque le plus les infras rouges, la nuit les températures baissent parce que les sols émettent des infrarouges vers l’espace, plus l’atmosphère est saturée en eau plus il retient le rayonnement infrarouge, donc la chaleur des sols se dissipe moins et il gèle moins fort. La vapeur d’eau est l’élément essentiel de la « couverture isolante » qui garde la chaleur la nuit.
    C’est pourquoi il gèle fortement la nuit quand le ciel est dégagé ou sur les zones sèches avec un taux de vapeur d’eau bas.
    A mon avis il est techniquement plus intéressant de saturer l’air en eau que de tenter de chauffer les cultures.

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