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Elections 2017 20/09/2017

« Des remèdes à l’abstention existent »

par Hugo Soutra
Abstention © Flickr/Mr-H

Jamais les 577 députés de notre pays – qu’ils soient étiquetés LREM, LR, PS, FI ou FN – n’ont été aussi mal élus. La directrice de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, également à la tête de sa chaire « Citoyenneté », Céline Braconnier offre quelques éléments structurels permettant de mieux appréhender la démobilisation sans précédent aux législatives. Cette spécialiste de la sociologie électorale dessine aussi quelques pistes visant à renforcer la participation et par-là même notre démocratie.

Avec un niveau d’abstention égal à celui enregistré lors des élections européennes de 2014 (sic), c’est peu dire que le second tour des législatives 2017 n’a pas passionné les Français. Etait-ce prévisible ?

Il ne faisait aucun doute qu’un nouveau record serait battu : c’est systématiquement le cas depuis l’inversion du calendrier électoral en 2002, qui a conduit à transformer les législatives en scrutin de ratification des résultats de la présidentielle. C’est surtout l’ampleur de l’abstention qui a surpris. Si l’on tient compte des non-inscrits (11,4%), ce sont deux tiers des Français disposant du droit de vote qui n’ont pas participé à l’élection de leur député… soit bien plus encore que le nombre d’électeurs s’étant tournés vers le Front national !

Comment l’expliquez-vous ?

Les gens intuitionnent que l’essentiel du pouvoir s’exerce ailleurs qu’au Palais Bourbon. Parce que la capacité ...

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