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Environnement 09/10/2015

COP21 : les collectivités pionnières de la lutte contre le réchauffement climatique

par Martine Kis
Environnement terre © Flickr-Rdecom

Si cela ne tenait qu’aux pouvoirs locaux à travers le monde, la COP 21 parviendrait plus facilement à un accord global. Leurs engagements prouvent qu’ils sont, bien souvent, en avance sur les Etats.

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COP 21 : les collectivités parties prenantes du « combat climatique »

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La tenue de la COP21 approche et la tension monte : les parties arriveront-elles à un accord qui permettent d’espérer maintenir le réchauffement climatique dans la limite de 2° par rapport à l’ère préindustrielle ? Les collectivités territoriales, dans la grande majorité, l’espèrent à travers le monde.

Ainsi que le souligne Marie-Hélène Aubert, conseillère de la présidence de la République pour les négociations internationales Climat environnement, à l’occasion d’une rencontre organisée par l’Association horizon durable 2020, les niveaux infra-étatiques sont souvent bien plus allant sur cette question que les Etats.

Cela est flagrant aux Etats-Unis, où l’obstruction du Sénat empêche le président Obama d’agir. Pourtant, des Etats et des villes s’engagent fortement. Jusqu’au très pétrolier Texas, qui devient l’un des principaux producteurs d’énergie éolienne et solaire des Etats-Unis. Ou la ville d’Austin, en pointe sur les énergies renouvelables et la ville durable.

Etre entendues par les grands

Les collectivités souhaiteraient cependant être plus entendues par les grands de ce monde, puisque ce sont elles qui mettent en œuvre — et financent — une grande partie des décisions. Dans le cadre de la COP, elles peuvent désormais formuler des recommandations auprès des négociateurs, rappelle Marie-Hélène Aubert, mais elles n’engagent pas ces derniers.

Malgré tout, « la dynamique est de plus en plus forte entre les niveaux étatiques et infra-étatiques », estime-t-elle, ajoutant que la mise en œuvre des décisions impose d’impliquer les maires et présidents de régions.

La dynamique climat oblige à une gouvernance plus transversale et décentralisée. Elle déstabilise des Etats qui tiennent à leur unité nationale, mais doivent cependant laisser de l’air aux acteurs locaux qui peuvent appliquer les engagements nationaux. »

Contexte plus favorable à un accord international

Selon Marie-Hélène Aubert, le contexte international est plus favorable à un accord depuis quelques années. En effet, les impacts du changement climatique se font de plus en plus sentir. Ainsi, l’ouragan Sandy qui s’est abattu sur New York en 2012 a favorisé la prise de conscience de son maire d’alors, Michael Bloomberg.

En outre, collectivités locales, milieux des affaires et de la finance comprennent « qu’une autre trajectoire » est nécessaire. « Le signal bas-carbone est très présent », précise la conseillère.

Preuve de la mobilisation internationale : environ 150 pays ont déposé un plan d’action climat, contribution nationale pour la réduction des émissions de l’adaptation au changement, y compris la Chine et les Etats-Unis, l’Inde et les grands pays émergents. « Tous veulent être acteurs », souligne Marie-Hélène Aubert.

Les objectifs de la COP 21

- Limiter le réchauffement climatique à 2° par rapport à l’ère préindustrielle.

- Aboutir à un accord universel, impliquant pays développés et en développement.

- Obtenir un accord juridiquement contraignant.

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