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NOUVEAU MANDAT 25/04/2014

Les maires dans la bourrasque

par Martine Kis
Phare tempête © Flickr Jan Maklak

Alors que l’élection municipale, devenue élection intermédiaire avec faible participation et vote sanction, fait fi des réalisations, de l’implication et du dévouement des maires, ceux-ci vont-ils modifier l'exercice de leur mandat ? Peu probable. La prime électorale est toujours forte pour le « bon maire ». Et leur gestion des villes ne devrait guère se différencier en fonction de la couleur politique.

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Elections municipales 2014 : résultats et analyses

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188 communes de plus de 9 000 habitants ont basculé de la gauche vers la droite. Bourrasque, tempête, séisme, tsunami… l’échec historique du Parti socialiste le ramène au niveau de ses positions de 1977.

Le PS était un parti d’élus locaux. C’est fini. Et d’autant plus qu’il reculera certainement aux départementales et régionales de 2015. Quant aux maires qui ont réussi à se maintenir, le basculement d’un grand nombre d’intercos à droite les privera des moyens d’agir.

En face, l’UMP, qui consolide ses positions, reste fragile, et elle le sait : le résultat des élections découle plus d’un désaveu massif de l’exécutif que d’un vote d’approbation pour un parti secoué par les désaccords et les scandales.

Dans un grand nombre de villes, le scrutin des 23 et 30 mars 2014 ne dit donc rien sur les mérites ou démérites de l’équipe sortante. Et non seulement dans les grandes villes. On pensait que les électeurs des villes entre 9 000 et 30 000 habitants se prononçaient avant tout sur des enjeux locaux. C’est de moins en moins vrai. Signe d’une métropolisation qui ne se fait pas seulement institutionnellement, mais dans les esprits également.

 

La prime électorale, toujours forte pour le « bon maire »

Alors que l’élection municipale, devenue élection intermédiaire avec faible participation et vote sanction, fait fi des réalisations, de l’implication et du dévouement des maires, ceux-ci vont-ils modifier l’exercice de leur mandat ? Peu probable. La prime électorale étant toujours forte pour le « bon maire », ils devraient chercher à renforcer encore plus le lien de proximité avec les électeurs. Et leur gestion des villes ne devrait guère se différencier en fonction de la couleur politique. De gauche ou de droite, les communes françaises sont souvent bien gérées.

Le mandat attirera-t-il autant les « pointures » politiques ?

Avec le non-cumul des mandats, il semblait acquis que les politiques allaient arbitrer en faveur du mandat local, plus sûr, dépositaire de plus de moyens, au détriment d’un mandat parlementaire. Cela restera-t-il valable ? N’être que maire, même d’une grande ville, sans certitude de peser politiquement sur l’interco, assumer personnellement des responsabilités importantes pour risquer d’être balayé de la carte électorale comme n’importe quel député, en vaudra-t-il toujours la peine ?

Editorial de Martine Kis, rédactrice en chef du Courrier des maires et des élus locaux, publié dans le n° 278,  avril 2014

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