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Fin mai, un amendement gouvernemental à la réforme territoriale discutée au Parlement fixe le nombre des futurs conseillers territoriaux, et prévoit, en annexe, la répartition des nouveaux cantons. Celle-ci est contestée par la gauche et de nombreux élus locaux qui reprochent au gouvernement d'avoir agi de manière arbitraire, estimant qu'il n'a ni cohérence ni logique.
Le Conseil constitutionnel a validé, le 18 février 2010, la loi de redécoupage électoral du gouvernement, qui sera en vigueur dès les législatives de 2012. Le nouveau découpage électoral maintient le nombre de 577 députés. Il prévoit 556 députés pour la métropole, 10 pour les collectivités d'outre-mer et 11 pour représenter les Français de l'étranger.
Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Alain Marleix, a présenté un projet de loi ratifiant l'ordonnance n°2009-935 du 29 juillet 2009 portant répartition des sièges et délimitation des circonscriptions pour l'élection des députés, ainsi qu'un projet de loi ratifiant l'ordonnance n°2009-936 du 29 juillet 2009 relative à l'élection de députés par les Français établis hors de France.
Le premier texte ratifie l'ordonnance qui supprime 33 circonscriptions législatives et en crée 33 nouvelles "afin de réduire les disparités démographiques apparues depuis le découpage de 1986". Il délimite par ailleurs 11 circonscriptions pour représenter les Français de l'étranger, afin de tirer les conséquences de la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008. Le second texte comporte les dispositions nécessaires à l'élection des députés désignés par les Français établis hors de France.
Le 16 juin, la commission des lois du Sénat a non seulement supprimé l'article du projet de loi relatif à l'élection des conseillers territoriaux mais également le tableau de répartition de ces derniers, par régions et départements, qui prévoyait 3 471 conseillers territoriaux.
L'Assemblée des départements de France s'insurge contre le redécoupage des cantons prévu par le gouvernement dans le cadre de la réforme territoriale créant notamment les conseillers territoriaux.
Les sages ont validé, le 18 février 2010, la loi de redécoupage électoral du gouvernement, qui sera en vigueur dès les législatives de 2012, alors que l'opposition avait dénoncé un "charcutage" au profit de l'UMP.
Le Parlement a définitivement adopté, le 21 janvier, le projet de loi sur le redécoupage électoral, qui sera en vigueur dès les prochaines élections législatives de 2012, lors d'un ultime vote du Sénat (167 voix contre 144). Arguments démographiques ("seuil", "tranche"...) côté gouvernement, "charcutage" au profit de l'UMP pour l'opposition.
Redécoupage électoral : le texte finalement rejeté au Sénat, retour à la case Assemblée en janvier 2010
Alors que les ordonnances relatives au redécoupage électoral des circonscriptions législatives devraient être examinées prochainement au Parlement, Le Courrier des maires s'est rendu à l'Assemblée nationale lors de la rentrée parlementaire pour recueillir les réactions des principaux concernés : les députés.
L'Assemblée nationale a donné le 20 octobre son feu vert, par 302 voix contre 215, au redécoupage des circonscriptions législatives.
Le débat parlementaire sur le redécoupage électoral a débuté à l'Assemblée nationale. Les députés doivent voter un projet de loi qui ratifie l'ordonnance de juillet 2009. 33 circonscriptions devraient être supprimées à l'issue des débats. Mais les protestations sont virulentes à gauche, et nombreuses à droite.
La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a annoncé, le 13 octobre, un prochain recours devant le Conseil constitutionnel contre le projet de redécoupage électoral. Elle estime que le projet de loi ne respecte pas les impératifs démographiques, ni les principes d'égalité, en favorisant les circonscriptions de la majorité présidentielle.
La nouvelle carte électorale pourrait-elle pénaliser la gauche lors des élections législatives de 2012 ? Non, a assuré le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel. Frédéric Salmon, cartographe politique, estime qu'il est trop tôt pour savoir si elle favorise la droite, comme l'affirme la gauche.
Redécoupage électoral : les députés s'expriment - reportage à l'Assemblée nationale
Installée tardivement, la commission de contrôle du redécoupage, dite "Guena" du nom de son président, n'a eu que deux mois pour examiner le projet Marleix. Dans son avis, rendu en juin, elle demande quelques changements. Mais son avis est consultatif, tout comme celui du Conseil d'Etat qui a ensuite examiné le projet. Les ordonnances ont été présentées en Conseil des ministres le 29 juillet.
La gauche avait prévenu: elle se montrerait "vigilante"... tout au long de la confection de la nouvelle carte électorale. De fait, elle n'a cessé de dénoncer les "tripatouillages" de la droite, accusant la majorité présidentielle de vouloir s'assurer le contrôle de l'Assemblée nationale lors des élections législatives de 2012. La gauche a déjà saisi, en janvier 2009, le Conseil constitutionnel du projet de loi créant la commission de contrôle des opérations de redécoupage, contestant son "indépendance". Elle envisage de le saisir à nouveau à l'automne.
C'est le 4 août 2008 qu'Alain Marleix annonce officiellement la volonté du gouvernement d'établir une nouvelle carte électorale, en vue des législatives de 2012. Le 14 janvier 2009, le secrétaire d'Etat à l'Intérieur lance la réforme, les lois autorisant l'opération ("paquet électoral") ayant été votées. Entre-temps, le 8 janvier, le Conseil constitutionnel, saisi par le groupe socialiste à l'Assemblée nationale, a modifié le projet initial du gouvernement.
Retrouvez ici tous les textes de référence, communiqués, discours, rapports qui jalonnent le redécoupage électoral. Sans oublier les sites internet et des ressources pour aller plus loin.
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