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Les élus locaux voient affluer aux portes des centres communaux d’action sociale une part croissante de "travailleurs pauvres", de seniors ou de jeunes démunis, de personnes âgées en quête d’aide alimentaire et financière, tandis que les départements ne parviennent plus à maîtriser l’envol des dépenses d’aide sociale.
Dans ce contexte, le logement agit comme un puissant révélateur de la pauvreté. Après avoir suscité beaucoup d’espoir, le droit au logement opposable (Dalo) n’a pu enrayer une spirale infernale accentuée par l’envolée indécente des prix de l’immobilier et la pénurie constante de logements sociaux.
Que faire pour les plus pauvres ? Notre dossier consacré à l’hébergement des sans-abri témoigne de l’engagement volontariste des élus locaux.
Plus de 3,6 millions de personnes mal logées ou sans abri, selon la Fondation Abbé Pierre
Une enquête de l'Association des petites villes de France (APVF), rendue publique lundi 6 février 2012, tire la sonnette d'alarme sur les difficultés des maires à intervenir dans le champ social, alors que la précarité sociale ce cesse de s'amplifier.
L'Etat joue, en principe, un rôle prépondérant. Mais les communes ont plusieurs obligations. Explications de Damien Varnoux, avocat, SCP Valadou-Josselin
Benoist Apparu présente son plan "Logement d'abord". Entretien vidéo réalisé en 2010.
"J'ai passé quelques nuits en centre d'hébergement... Nous ne sommes pas des animaux !" C'est l'expérience que livre Pascal, 48 ans. Symptomatique d'une réalité : les sans-abri ne sont pas seulement mal (ou pas du tout) logés. Ils sont mal accompagnés. L'hébergement d'urgence est portant ce carrefour à partir duquel doit se construire, sous l'égide des préfets, le service public de l'hébergement et de l'accès au logement souhaité par le secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu.
Dans le département du Puy-de-Dôme, avec le service d'accueil et d'orientation, mais aussi à l'échelle de grandes villes, comme Perpignan, collectivités territoriales et acteurs sociaux cherchent les solutions les mieux adaptées à une population errante ou en déshérence. La rencontre des personnes est évidemment primordiale pour aider sans-abri et mal-logés à sortir de la précarité et pour élaborer, avec eux, des parcours résidentiels.
Perpignan, sur la «route du soleil» entre Espagne et Italie, compte plus de 350 sans-abri. Certains sont de Perpignan, d’autres sont attirés par le climat. La maraude de Perpignan, créée en 1996, est souvent présentée comme exemplaire pour le suivi personnalisé au long cours des SDF. Nous l'avons suivie , une journée, dans les rues de Perpignan. Photoreportage
Le devoir d'agir des élus prend toujours en compte un contexte local. Il passe par un engagement social et politique clair de la collectivité. Depuis un an, il peut s'appuyer sur les plans départementaux d'accueil, d'hébergement et d'insertion des personnes sans domicile (PDAHI), en lien avec les PDALPD mis en place pour le logement des personnes défavorisées. Des élus livrent leurs solutions locales. Toujours à mesurer à l'aune de la réquisition des logements vacants, l'arme la plus convaincante aux yeux de certains responsables politiques.
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