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Semaine du 11/05/2012
Le 31 juillet, la 34e session du comité du Patrimoine mondial, qui s'est tenu jusqu’au 3 août à Brasilia (Brésil), a classé la cité épiscopale d’Albi, l'un des plus grands ensembles de terre cuite au monde, au Patrimoine mondial de l’humanité. C’est le 34e site français inscrit. La préfecture du Tarn (60.000 habitants) rejoint ainsi les 900 sites classés par l'Unesco, parmi lesquels la Cité de Carcassonne, les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, le canal du Midi et le mont Perdu. Une inscription qui fait la fierté des Albigeois et couronne les efforts accomplis depuis plusieurs années par la municipalité pour mettre en valeur son patrimoine (rénovation du musée Toulouse-Lautrec, par exemple).
Concernant les retombées économiques, la ville table sur une hausse de 30% de la fréquention touristique dans les prochaines années. Selon les Echos, l'Unesco dispose d'un budget -modeste- de 4 millions de dollars par an "pour veiller sur l'ensemble du patrimoine inscrit, utilisé essentiellement pour la formation de conseillers".
Pour aller plus loin
> Le site de la mairie d'Albi
> Les raisons du choix de la cité épiscopale présentés sur www.narthex.fr
L'impact touristique
Questions à Thierry Baudier,
délégué général du club parlementaire France-Terre de tourisme
Le classement d'Albi et de l'île de La Réunion sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco aura un "impact évident" sur la fréquentation touristique, notamment en provenance d'Asie, estime Thierry Baudier, délégué général du club parlementaire France-Terre de tourisme, chargé de défendre le tourisme français. Il répond à trois questions de l'Agence France Presse.
Ce type de classement a-t-il un impact sur le tourisme?
"Il y a un impact évident en termes de notoriété, parce que c'est un label aujourd'hui connu et reconnu dans le monde entier, et qui booste l'attractivité des destinations. Un certain nombre de tours opérateurs, notamment en Asie, par exemple au Japon, montent des tours en Europe autour des sites inscrits au patrimoine mondial, parce que c'est une valeur reconnue par les touristes.
Pour prendre l'exemple de La Réunion, il y a depuis quelques années une volonté de repositionner l'île dans le concert touristique international. Il y a eu d'abord la création du Parc naturel régional (PNR) (...) et maintenant l'inscription au patrimoine mondial. Pendant longtemps, La Réunion n'est apparue que comme un produit complémentaire à (l'Ile) Maurice. L'idée et l'objectif avec ce type de classement est de faire de La Réunion une destination en soi.
Cet impact est-il mesurable?
"Il est mesurable dans l'année qui suit, parce qu'il faut le temps de l'inscrire au catalogue des tours opérateurs. En gros, un produit, pour qu'il apparaisse soit sur internet, soit dans les catalogues papiers, c'est un an. (...) En plus, l'inscription est arrivée en coeur de saison, au moins pour Albi. Pour La Réunion, la haute saison, c'est plutôt l'hiver, donc on le mesurera peut-être dès cet hiver.
Ces sites doivent-ils à présent cibler leur offre touristique, adapter leurs infrastructures?
"L'offre doit être adaptée, absolument, parce que les touristes potentiels, les clients vont s'attendre à avoir un produit de randonnée en l'occurrence pour La Réunion ou de visite culturelle pour la cité épiscopale d'Albi.
Il y a eu une étude importante faite par Atout France (Agence de développement touristique de la France, ndlr) sur la nécessité de réhabiliter, d'adapter l'offre hôtelière réunionnaise. (...) Cela dit, ils ont quand même pas mal d'atouts puisque le classement concerne le site des îles et des volcans. La Réunion était très marquée "rando", découverte de l'intérieur, il y a tout un réseau de gîtes, de location chez l'habitant, etc. (...) mais ce n'est pas adapté au tourisme de masse. Propos recueillis par Djallal Malti (AFP)
Avec l'AFP
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