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Semaine du 23/07/2010

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REGIONALES 2010

La gauche rêve de conquérir la région Corse, mais part divisée

La gauche rêve de ravir, enfin, la majorité à l'Assemblée de Corse à la droite, mais elle part divisée avec quatre listes aux élections territoriales de mars dans lesquelles les nationalistes pourraient jouer les arbitres.

Particularités
Onze listes seront en lice le 14 mars pour le renouvellement de l'Assemblée, qui dispose d'attributions plus étendues que dans les 21 autres régions métropolitaines.
Le mode de scrutin est en outre différent de celui du continent. La Corse forme une circonscription unique, sans section départementale, et la liste arrivée en tête bénéficie d'une prime de neuf sièges (sur les 51 que compte l'assemblée territoriale).
Cette année, seules les listes ayant obtenu 7% des voix pourront participer au second tour (au lieu de 10% ailleurs) et le seuil à partir duquel une liste pourra fusionner est de 5%.
La Corse est, avec l'Alsace, la seule région à être restée à droite en 2004.

Quatre listes à gauche
La gauche, qui peut, selon les sondages, envisager de ravir le pouvoir à la droite, part en ordre dispersé à la bataille avec quatre listes.
A côté du Front de gauche emmené par le communiste Dominique Bucchini, deux listes sont dirigées par les maires des deux premières villes de l'île: le social-démocrate Simon Renucci, député-maire d'Ajaccio, et le radical de gauche Emile Zuccarelli, maire de Bastia, soutenu par le Parti radical de Gauche (PRG).
La quatrième liste est conduite par le député PRG de Haute-Corse Paul Giacobbi qui, avec le soutien du Parti socialiste, ambitionne clairement de devenir le premier président de gauche de l'assemblée territoriale.

Liste unique à droite
La droite qui, à la différence des élections de 2004, présente une liste unique dirigée par le président de l'assemblée sortante, le député UMP de Corse-du-Sud Camille de Rocca Serra, devrait, selon les sondages, arriver en tête au premier tour. La question se posera alors de savoir de quelles réserves elle dispose pour le second tour du 21 mars.
Elle pourrait bénéficier de reports de voix de deux autres listes centristes, l'une soutenue par le MoDem et une autre de centre-droit, toutes deux créditées de moins de 5% des voix.
Une liste Front national et une liste écologique pourraient aussi être écartées au premier tour.

Les nationalistes en arbitres
Les nationalistes, qui constituent le troisième pôle politique insulaire, présentent deux listes. Elles obtiendraient, selon les sondages, entre 15 et 20% des voix.
La liste dite modérée, "Femu a Corsica" (Faisons la Corse), dont les dirigeants ont publiquement désavoué la violence clandestine, est la mieux placée et pourrait, selon les résultats du scrutin, être appelée à jouer un rôle dans une éventuelle nouvelle majorité de gauche.

Retrouvez notre dossier spécial "Régionales 2010"

AFP

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