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Semaine du 23/07/2010
Pour une fois unie, la droite espère reprendre la Lorraine à une gauche dispersée, mais l'extrême-droite peut faire échouer cette reconquête en se qualifiant pour le deuxième tour des élections régionales.
Une large union, englobant les Radicaux de gauche
"Il y a six ans, rappelle le politologue nancéien Etienne Criqui, les leaders régionaux de la droite s'étaient déchirés à coups d'invectives et de procédures (...) de sorte que le report des voix avait été désastreux". "L'union, c'est l'enjeu", affirme Laurent Hénart, 41 ans, seul radical valoisien chef de file régional de la majorité. Il compte sur ses listes Nadine Morano (UMP), secrétaire d'État à la Famille, et Gérard Longuet, président du groupe UMP au Sénat, qui a dirigé la région de 1992 à 2004.
Député UMP de Meurthe-et-Moselle, adjoint au maire de Nancy, ancien secrétaire d'Etat (gouvernement Raffarin), Laurent Hénart a également recruté Luc Binsinger, délégué du MoDem en Meurthe-et-Moselle, et Jean-Luc Bohl, président Nouveau Centre de la communauté d'agglomération de Metz. Il a en outre obtenu le soutien les Radicaux de gauche de le soutenir, un cas unique en France.
PS et PCF, les autres en solo
Même en ordre dispersé au 1er tour, la gauche semble en position favorable pour garder la Lorraine, bastion arraché à la droite en 2004. "Je n'ai aucun doute sur l'union" au soir du 1er tour, estime le sénateur socialiste Jean-Pierre Masseret, président sortant et candidat à un nouveau mandat, qui avait souhaité réunir "toutes les forces de progrès", des Verts à l'extrême-gauche dès le 1er tour. Mais il n'a obtenu que le soutien d'une partie du Parti communiste français qui, après six ans passés dans l'exécutif régional, a renoncé à une alliance avec le Front de gauche -qui présente sa liste- et celui du Mouvement républicain et citoyen de Jean-Pierre Chevènement.
Europe-Ecologie, qui avait obtenu 14,3% des voix aux européennes de 2009 et s'était vu offrir douze places éligibles par Jean-Pierre Masseret, a préféré partir seule. "Il s'agit de nous compter au premier tour", explique Daniel Beguin, vice-président (Verts) sortant du conseil régional, dont la liste sera concurrencée par l'Alliance écologiste indépendante.
Le Front national arbitre
Dans ce contexte, le score du Front national (FN) -17,3% des suffrages en 2004 et 7,9% aux européennes- sera déterminant. Thierry Gourlot, la tête de liste frontiste, a déjà fait savoir qu'il ne ferait pas barrage à la gauche, qu'il soit présent ou non au deuxième tour. "Le FN a de très bonnes chances d'obtenir les 10% nécessaires pour se maintenir le 21 mars", "ce qui ne devrait pas être le cas du MoDem", selon M. Criqui.
Six autres listes sont en lice : le Nouveau parti anticapitaliste, Lutte ouvrière, une deuxième liste d'extrême-droite "Non aux minarets", "Debout la Lorraine", composée de "gaullistes fidèles", "Lorraine générations solidaires", qui veut représenter les "seniors", "et "Voix lorraine".
Retrouvez notre dossier spécial "Régionales 2010"
Avec l'AFP
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Chargé de la Direction du pôle technico-administratif des services techniques h/f