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Semaine du 23/07/2010
La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), dont les associations écologistes réclament la fermeture en raison de son âge, 33 ans, pourrait obtenir, à l'issue de son actuelle inspection décennale, une autorisation d'exploitation inférieure à dix ans, a indiqué, le 23 février 2010, l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN).
"Toutes les hypothèses sont ouvertes", a affirmé Pascal Lignières, chef de division à l'ASN, à propos de cette autorisation d'exploitation, traditionnellement délivrée pour dix ans, après un "check-up" complet tous les dix ans.
L'ASN, qui mène depuis octobre 2009 une inspection du réacteur numéro un -mis à l'arrêt pour l'occasion-, doit rendre sa décision début 2011. Celle-ci peut être "un oui, un non, ou bien encore un oui sous réserve, et l'une des réserves que nous pourrions émettre, c'est que l'autorisation soit donnée pour une durée limitée, qui ne soit pas dix ans", a précisé Pascal Lignières. Au vu des inspections réalisées jusqu'à présent, "aucun écart majeur n'a été détecté", a-t-il cependant indiqué.
Les écologistes alarmés
Le responsable s'exprimait lors d'une réunion à Colmar de la commission locale d'information et de surveillance du site de Fessenheim, qui associe notamment EDF, l'ASN, les élus locaux et les associations anti-nucléaires.
A cette occasion, le directeur de la centrale, Jean-Philippe Bainier, a souligné que la visite décennale a pour but d'aboutir à "une centrale encore plus sûre dans les dix années à venir", ce qui a suscité les sarcasmes des militants antinucléaires.
"C'est le phénix qui renaît de ses cendres : voilà une cuve réacteur qui est soumise aux radiations pendant trente ans et qui subitement va devenir plus sûre !" a ainsi raillé l'un d'eux, Jean-Pierre Frick, par ailleurs candidat aux élections régionales sur la liste "écologie sociale, solidaire et décroissante".
Jean-Philippe Bainier a annoncé qu'EDF comptait remplacer dès 2011, au lieu de 2012, les générateurs de vapeur du réacteur numéro 2, mais qu'en contrepartie il avait demandé à l'ASN -qui n'a pas encore donné sa réponse sur ce point- de repousser d'un an l'inspection décennale de ce réacteur, de 2010 à 2011. Là encore, ce point a suscité les interrogations des opposants à la centrale. Si EDF consent à un tel investissement avant même de savoir si elle est autorisée à poursuivre l'exploitation pour dix ans, cela pourrait signifier que "la décision a déjà été prise", s'est inquiété Jean-Pierre Frick.
"C'est de l'acharnement thérapeutique. Il y a un moment où il faut arrêter les frais", a renchéri Claude Ledergerber, du Comité de sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin.
Entrée en service en 1977, Fessenheim est la doyenne des centrales nucléaires françaises. Les antinucléaires réclament régulièrement sa fermeture en arguant de sa "vétusté" tandis que le gouvernement souhaite, au contraire, en prolonger le fonctionnement.
Retrouvez notre dossier spécial "Régionales 2010"
Avec l'AFP
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Chargé de la Direction du pôle technico-administratif des services techniques h/f