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Semaine du 29/01/2012
Invité sur le plateau de "La nouvelle édition" sur Canal Plus, le 26 janvier 20102, le président de l'Association des maires de France était interrogé sur le système de parrainage des prétendants à la présidence de la République, qui contraint ces derniers à recueillir au moins 500 signatures d'élus (maires, présidents d'intercommunalité, députés, etc.) pour être autorisés à déposer leur candidature.
Comme à chaque échéance présidentielle, les candidats de petits partis dénoncent un système qui, faute de garantir l'anonymat des "parrains", freine leur course vers les 500 signatures.
Des édiles harcelés
Les élus, en particulier ceux des petites communes et sans étiquette, seraient la cible de toutes les attentions, certains évoquant même une forme de harcèlement.
Le mode de scrutin critiqué
Sur le même plateau de télévision, le maire de Volvent (43 habitants, Drôme) Charly Brès, a raconté comment le choix d'apporter sa signature au candidat du Front national en 2002, après une forte pression, lui avait valu de désagréables réflexions à l'extérieur de sa commune. Sans partager les idées de ce parti à l'époque déjà crédité de nombreuses intentions de vote, il avait estimé normal de lui permettre de participer au scrutin.
Echaudé, aux élections suivantes il s'est bien gardé "d'offrir" sa signature à qui que ce soit. Mais, "cette année, a-t-il expliqué, on a décidé en conseil municipal que la décision serait prise collégialement".
Sortir de la confusion
De son côté, Jacques Pélissard a reconnu que le système actuel posait des difficultés. "Il y a une confusion totale dans la mesure où, quand on signe pour parrainer un candidat, ce parrainage est assimilé à un soutien idéologique. Il faut sortir de cette confusion. Le gage contre les candidatures fantaisistes doit rester le maire. En revanche, il faut différencier le parrainage républicain d'une personnalité dont il nous semble important qu'elle puisse participer au débat, de la signature de soutien, liée à la conviction politique". Il propose donc une double signature, quitte à accroitre le seuil de signatures réclamées aux candidats à la candidature. Il est en revanche opposé à l'anonymat des signataires.
M. Esquerré
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