PUBLICITE
Semaine du 30/11/2009
Créé en septembre 2009, le Collectif national des jeunes urbanistes rassemble des étudiants qui ont décidé d'agir face aux difficultés qu'ils rencontrent pour intégrer la fonction publique territoriale. Pour en savoir plus, le Courrier des maires a rencontré Baptiste Danel, délégué de ce collectif.
Que se passe-t-il ?
En juin 2009, seuls 20% des candidats titulaires d'un diplôme universitaire en urbanisme ont été admis par la commission d'équivalence des diplômes, soit 1.600 personnes. L'année précédente, 80% d'entre eux l'ont été et ont pu se présenter au concours d'ingénieur territorial, mention "urbanisme".
Quelle est l'origine du problème ?
Il faut remonter dans le temps. Le métier d'urbaniste au sein de la FPT existe depuis une vingtaine d'années. Mais toujours avec un certain flou. A un moment donné, un statut transitoire devait mener à la création d'un cadre d'emploi pérenne d'urbaniste territorial. Je ne sais pourquoi ce projet n'a pas abouti. Nous avons alors été reversés sur le cadre d'emploi d'ingénieur territorial, option urbanisme. Ce qui ne nous a posé aucun problème, d'autant plus que le concours est basé sur la rédaction d'une note de synthèse, exercice auquel nos études nous préparent bien.
L'origine du problème est la transposition d'une directive européenne de 2005, qui définit le métier d'ingénieur. Les deux décrets qui la transposent en 2002 et en 2007 font un amalgame entre le titre d'ingénieur, auquel nous ne prétendons pas, et le grade d'ingénieur dans la fonction publique territoriale.
Quelle est la conséquence de cet amalgame entre ces deux conceptions de l'ingénieur ?
La commission d'équivalence des diplômes regarde la formation scientifique et/ou technique du candidat ou son parcours professionnel. Or notre formation est transdisciplinaire. Nous sommes des généralistes de la ville. Jusqu'à la création de la commission, en 2007, il y avait une sorte de dérogation pour accepter les formations de l'Aperau (*). En 2008, le bilan n'a pas été négatif pour nous, malgré une absence de cohérence sur les critères de sélection. En 2009, ça a été la catastrophe avec 80% de candidats rejetés. La FPT représente 30% de nos débouchés professionnels. Si cette situation dure, avec les prochains départs en retraite, il y aura une pénurie d'urbanistes dans les collectivités territoriales.
Comment les étudiants ont-ils réagi ?
En créant, en septembre le Collectif national des jeunes urbanistes. Il représente toutes les associations d'étudiants en urbanisme. Nous avons envoyé une lettre ouverte à Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, à Eric Woerth, ministre de la Fonction publique, et à Alain Marleix, secrétaire d'Etat aux Collectivités territoriales.
Avez-vous obtenus des soutiens ?
Oui, très rapidement les associations d'urbanistes nous ont appuyés. Nous avons recueilli 3900 signatures, dont quatre ministres ou anciens ministres, des présidents d'associations d'élus, du président de l'USH... Chaque semaine des parlementaires posent une question au gouvernement. Et François Deluga, le président du CNFPT a lui-même déclaré, le 13 octobre, que «la définition actuelle de ce qui est scientifique et technique est aberrante et poussiéreuse».
Proposez-vous une solution ?
Nous proposons un moratoire. Nous avons écrit à ce sujet à François Deluga et à Bernard Derosier, président du conseil supérieur de la fonction publique territoriale. En attendant la décision des ministres, et pour qu'il n'y ait pas plus d'une génération sacrifiée, nous proposons qu'en 2010 les urbanistes puissent se présenter comme auparavant. Par ailleurs nous travaillons à un projet d'états généraux du métier d'urbaniste qui permettrait d'identifier des modalités satisfaisantes pour l'exercice du métier au sein de la FPT. Et, plus généralement, nous souhaitons une meilleure reconnaissance du métier d'urbaniste.
(*) Aperau: Association pour la promotion de l'enseignement et de la recherche en aménagement et urbanisme
Propos recueillis par Martine Kis
Septembre-décembre 2010 : les rendez-vous à ne pas manquer
Les départements demandent une loi de solidarité nationale
Délibérations sur la taxe d'habitation : deux documents pour décider
RSA, APA, PCH : il faut fixer la compensation financière par la voie législative
"C'est quoi la France" pour les jeunes ?
Nouvelle campagne d'éducation à la sécurité dans les transports
Salles de consommation de drogue : "Les Français plus responsables que le gouvernement !"
Campagnol.fr, le service de création de site internet pour les communes rurales
L'Etat doit financer les nouveaux livres des lycéens
Les recettes de la taxe sur les offres "triple play" doivent revenir aux régions
PUBLICITE
PROFITEZ DE TOUS LES CONTENUS ET SERVICES DU COURRIER DES MAIRES EN LIGNE
QUIMPER COMMUNAUTE
DIRECTEUR DU BUDGET, DES FINANCES ET DE LA COMMANDE PUBLIQUE h/f
MAIRIE DE COLOMBES