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jeudi 04 mars 2010

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SECURITE & FINANCES

La hausse des coûts des secours inquiète les élus des départements

pompiers
© DR

Où trouver l'argent pour financer des secours qui reviennent de plus en plus cher, alors que nos ressources diminuent ? se sont demandé les élus des conseils généraux réunis le 3 mars 2010 pour la troisième Journée nationale des services départementaux d'incendie et de secours (Sdis). Selon une enquête prospective du cabinet Lamotte sur les dépenses des Sdis, présentée lors de cette journée, ces dépenses devraient toutefois se stabiliser dans les années à venir. Et ce, malgré un nombre de sapeurs pompiers volontaires passant de 38.660 en 2009 à 40.000 en 2012.

Le 3 mars, les élus ont pointé le renchérissement des coûts des secours, en avançant au moins trois raisons :
- la hausse des vacations des pompiers volontaires, décrétée par l'Etat, de 2,1% pendant trois ans (l'indemnisation tourne aujourd'hui autour de 7 euros).
- le recours de plus en plus fréquent aux sapeurs-pompiers pour transporter les personnes malades dans les zones où sévit la désertification médicale.
- surtout, l'Etat demande que les sapeurs-pompiers se servent, comme les policiers et gendarmes aujourd'hui, du réseau Antares (réseau de communication numérique codé) et que les conseils généraux participent au financement de ce réseau, ce qui représenterait un total de 60 millions d'euros par an.

Baisse des recettes et incertitudes
« Je ne sais pas comment vont faire la vingtaine de départements qui sont au bord de la rupture financière, avec la baisse de nos rentrées dues à la baisse des ventes immobilières (à l'origine de taxes locales), l'incertitude sur nos ressources avec la suppression de la taxe professionnelle et les nouvelles charges qui nous sont imposées, a déclaré le vice-président du conseil général, et président du Sdis, des Landes, Robert Cabé (Parti socialiste) au cours de cette réunion organisée par l'Assemblée des départements de France (ADF).

Premiers payeurs, avant les communes
En moyenne, les Sdis sont financés à 54% par les départements et à 42% par les communes, 78% des dépenses sont des frais de personnel. En cas d'augmentation des coûts, la charge supportée par la commune ne peut pas, légalement, être supérieure à l'inflation. Les fortes hausses sont donc d'abord assumées par les départements. Ce que les élus veulent changer.

Dépenses variables selon l'organisation
L'étude sur les Sdis présentée le 3 mars montre que l'organisation des secours est très différente selon les départements. Le Puy-de-Dôme possède 195 centres de secours, alors que le Gard, qui est aussi peuplé, en a 24, a relevé l'auteur de l'étude, Arnaud Mandement. Rapporté à la population, la Haute-Corse a un garde de nuit dans les centres pour 1.000 habitants, alors qu'en Lozère, aucun pompier n'est consigné la nuit dans les centres et que les soldats du feu effectuent les astreintes de chez eux. Un sapeur-pompier professionnel (SPP) de garde coûte 155.000 euros par an, a souligné Arnaud Mandement.

Avec l'AFP

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