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DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE 01/02/2013

Banque publique d’investissement : les régions impatientes

par Aurélien Hélias

Lors de ses voeux à la presse le 30 janvier 2013, l'Association des régions de France (ARF) a beaucoup insisté sur la mise en oeuvre à venir, dans les régions, de la Banque publique d'investissement (BPI).

La loi créant la Banque publique d’investissement étant publiée au Journal officiel du 1er janvier 2013, l’ARF attend avec impatience son installation concrète, notamment celle de ses antennes en régions. «Un décret est en cours de préparation à Bercy» et des «réunions [entre ARF et le ministère des Finances] sont prévues», confirme le président de l’association, Alain Rousset.

Le premier conseil d’administration est prévu pour le 15 février, un comité d’orientation national auquel participent trois présidents de régions (Marie-Guite Dufay, Laurent Beauvais et Alain Rousset) devant suivre.

Coordonner les différents comités
Pour l’association d’élus, ces premiers rendez-vous constitueront l’occasion de «dire comment cela va s’organiser sur le terrain», notamment au niveau des « comités d’engagements régionaux». L’ARF souhaite en effet peser un maximum sur le mode d’organisation de cet «outil de financement [...] pour faciliter la croissance des PME».

Les comités d’engagement locaux, présidés par les régions, devraient notamment apporter des «consignes sectorielles territoriales pour guider les choix de la BPI» au niveau national, a estimé Jean-Paul Huchon. Selon le président de la région Ile-de-France, la «question des conditions d’intervention de la BPI» est primordiale : «Nous souhaitons qu’elle soit la moins bancarisée possible, en évitant tout financement de type fonds de pension», prévient-il.

BEI : une banque peut en cacher une autre !
Selon Alain Rousset, «l’équilibre à trouver» entre les différentes instances nationales et régionales se fera à l’usage, avec la mise en route concrète des circuits de financement. «On en saura plus sur comment cela fonctionne d’ici l’été», juge le président de la région Aquitaine. Ce dernier se réjouit toutefois d’ores et déjà de l’effet de levier que pourrait apporter une autre banque, la Banque européenne d’investissement (BEI), en coopérant avec la BPI: «sur certaines filières, la BEI pourra jouer sur la croissance des fonds propres d’une manière beaucoup plus efficace», prévoit-il.

La veille, alors que le ministre des Finances recevait à Bercy les représentants des élus locaux pour échanger sur la mise en œuvre du Pacte européen pour la croissance et l’emploi, Pierre Moscovici avait en effet souhaité «que la BEI et la BPI passent un partenariat et se renforcent mutuellement pour le financement de l’innovation et de la croissance des entreprises en France».

Des fonds «de retournement»
La présidente de la région de Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, s’est félicitée d’avoir «entendu le directeur de la BPI [Nicolas Dufourcq] évoquer un outil de retournement et qu’il allait s’intéresser à ce que [la région Franche-Comté] avait mis en place pour les entreprises en difficultés conjoncturelles».

Dans un entretien accordé la veille à « l’Usine nouvelle », le directeur général de la BPI avait en effet plaidé pour «de petits fonds régionaux de retournement de 20-25 millions d’euros, dotés par les régions et gérés par la BPI, pour les PME qui ont un accident de parcours mais sont sur un marché en croissance».

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