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Crise sanitaire 27/08/2020

Covid-19 : un département sur cinq en zone rouge, des reconfinements localisés envisagés

par Aurélien Hélias
Jean Castex, Jean-Michel Blanquer et Olivier Veran lors de la conférence de presse de rentrée sur le Covid-19 le 27 août à Paris

Lors du point d'étape sur la crise sanitaire, le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran ont évoqué la préparation de plans de reconfinement locaux en cas de forte recrudescence du virus chez des publics fragiles. Le port du masque sera bientôt obligatoire partout dans Paris.

Alors que les Français rentrent peu à peu de vacances et que se profile la rentrée scolaire le mardi 2 septembre, l’exécutif a souhaité montrer qu’il prenait très au sérieux le rebond épidémique de Covid-19. Lors d’une conférence de presse menée aux côtés des ministres de la Santé, Olivier Véran, et de l’Education, Jean-Michel Blanque, le Premier ministre a notamment dévoilé une nouvelle carte où apparaissent désormais 21 départements classés en zone rouge, à savoir ceux où le taux d’incidence du coronavirus a dépassé le niveau de 50 cas pour 100 000 personnes. « Nous avons pris la décision d’inscrire 19 nouveaux départements en zone rouge, c’est à dire en zones de circulation active du virus, » qui s’ajoutent aux départements de Paris et des Bouches du Rhône qui y figuraient déjà.

Les départements impactés par une haute circulation du Covid-19 au 27 août

Sont donc désormais classés en rouge :

  • les huit départements de la région Ile-de-France (Paris, les trois départements de la Petite Couronne et les quatre de la Grande Couronne) et le département limitrophe du Loiret ;
  • cinq départements du littoral méditerranéen : Héraut, Gard, Bouches-du-Rhône, Var et Alpes-Maritimes;
  • cinq autres départements « isolés » : Rhône et métropole de Lyon, la Haute-Garonne, la Gironde et la Sarthe ;
  • deux départements d’outre-mer : Guadeloupe et Martinique

Le port du masque bientôt obligatoire dans tout Paris

La capitale étant l’un des départements les plus touchés par le regain épidémique et au regard de sa densité de population, le port du masque dans la rue, déjà imposé par plusieurs communes en France, y sera obligatoire dans la rue très prochainement. Il n’était pour l’heure imposé que dans certains quartiers, une décision qui n’avait pas facilité la lisibilité de la mesure. Les Bouches-du-Rhône avaient vu le préfet imposer aux passants de porter le masque il y a deux jours. S’ajoutait dans Marseille la fermeture obligatoire des bars et restaurants à partir de 23 h.

« J’ai souhaité que le risque épidémique soit piloté au plus près du terrain avec des stratégies de détection ciblées, rapides et graduées », a assuré Jean Castex durant sa conférence de presse. Reste que ces stratégies locales seront surtout celles des préfets. Ainsi le port du masque obligatoire dans la capitale sera le fait du représentant de l’Etat dans le département parisien : « J’ai indiqué que le préfet, après concertation avec la maire, allait étendre le port du masque à l’ensemble de la capitale – et la question se pose, évidemment, pour la petite couronne, compte tenu des circulations entre territoires », a-t-il même esquissé.

A Marseille, le port du masque obligatoire et la fermeture des lieux recevant du public à partir de 23 h a aussi été le fait du préfet des Bouches-du-Rhône, ce qui n’est pas allé sans créer une certaine tension avec la population et les élus locaux. C’est notamment ce qui a poussé les deux rivales de l’élection municipale, Michèle Rubirola, aujourd’hui maire, et Martine Vassal, présidente de la métropole et du département, à organiser une étonnante conférence de presse commune aux côtés du professeur Raoult concomitamment à celle du trio gouvernemental…

Quelle échelle pour d’éventuels confinements locaux ?

Si la situation devait se dégrader un reconfinement national est-il à craindre ? Jean Castex a assuré que le Gouvernement faisait tout pour éviter d’en arriver là. « La volonté et la stratégie du gouvernement reposent sur la mobilisation de tous les moyens pour éviter un nouveau confinement généralisé ». « ll est dans notre devoir d’anticiper, a poursuivi Olivier Véran. Des plans de reconfinement, c’est à dire des mesures plus lourdes, qu’elles soient territoriales ou globales, sont prêts sous l’égide du ministère de la Santé ».

Mais l’exécutif se prépare à la possibilité de reconfinement locaux. « Si ce que nous mobilisons produit ses effets, il y a tout lieu de penser que nous éviterons un reconfinement généralisé. Il peut y avoir des situations de reconfinement localisé qui dépendront des évolutions épidémiques locales », a ainsi prévenu le Premier ministre. A quelle échelle ? Un établissement accueillant du public comme les ehpads ? Une ville ? Le département ? « On tient compte de plusieurs indicateurs, a répondu en partie le ministre de la Santé. La pression sanitaire, la pression hospitalière, la montée des hospitalisions, des réanimations, ce que nous ne constatons pas. Si on voit que le virus bascule de populations les plus jeunes aux populations les plus vulnérables, avec des clusters, des cas dans les ehpads, alors là, on bascule dans des situations à risque » susceptibles de déclencher des confinements localisés. « On ne peut avoir de réponse a priori, mais des outils permettant de le mettre en œuvre [le confinement localisé, ndlr] si nécessaire », a confirmé Jean Castex.

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  1. Comme nous le savons depuis des siècles :
    « ordres et contre ordre égalent désordre »
    Ajoutez y les termes incompétence, mensonge, et « ma carrière »
    Vous avez tout compris
    J’ai honte pour mon pays

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