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Gouvernement Castex 08/07/2020

Des secrétaires d’Etat et un Haut-commissaire « au Plan » attendus la semaine prochaine

par Aurélien Hélias
Premier conseil des ministres du Gouvernement Castex le 7 juillet © Gouvernement.fr

Dans un entretien accordé à BFM-TV, Jean Castex a annoncé que le gouvernement serait complété la semaine prochaine. Les associations d’élus attendent un « pool » collectivités locales renforcé. Un Haut-Commissariat au Plan est également envisagé, qui pourrait être attribué à l’éphémère garde des Sceaux, François Bayrou.

Aux côtés des 30 ministres et ministres délégués nommés le 6 juillet dernier, plusieurs secrétaires d’Etat seront nommés « la semaine prochaine » a annoncé Jean Castex dans un entretien accordé à BFM-TV et RMC au lendemain du premier conseil des ministres du nouveau Gouvernement. Les champs de l’écologie et des collectivités pourraient être ainsi étoffés.

Car déjà, plusieurs associations d’élus, tout en se félicitant du maintien de Jacqueline Gourault à son ministère, s’inquiètent d’un « pool » dédié aux territoires moins consistant puisque « les relations avec les collectivités territoriales » ne font plus l’objet d’un portefeuille à part entière, son ancien titulaire Sébastien Lecornu ayant été nommé aux outre-mer. « Alors que ces derniers mois les communes et territoires ruraux ont démontré leur capacité à répondre aux besoins des citoyens, il est fort regrettable de constater qu’au lieu d’en renforcer les atouts et les moyens, la ruralité disparaisse du vocabulaire gouvernemental. Il s’agit d’un mauvais signal que nous espérons que provisoire », a ainsi réagi l’AMRF. L’Association des maires ruraux, dirigée par Vanik Berberian, demande « la nomination d’une personne en charge d’un ministère délégué à la ruralité, en particulier pour accélérer la mise en œuvre des engagements pris par le Gouvernement dans le cadre de l’Agenda rural, dont trop de mesures n’ont pas encore vu le jour ». Une demande d’autant plus pressante que l’association a pu observer la nomination auprès de Jacqueline Gourault d’une ministre déléguée à la Ville, Nadia Hay, et souhaiterait donc le pendant de ce portefeuille urbain pour les territoires ruraux.

La nomination de plusieurs secrétaires d’Etat pourrait être également l’occasion pour l’exécutif de faire entrer au gouvernement plusieurs maires ou élus locaux, curieusement absents du premier « cating » alors que leur présence en nombre avait été annoncée. A ce jour, outre le Premier ministre lui-même (maire de Prades), seule Brigitte Klinkert, jusqu’alors présidente du conseil départemental du Haut-Rhin et nommée à l’Insertion, renouvelle la présence d’élus territoriaux dans le nouveau Gouvernement.

Le retour des plans quinquennaux ?…

Par ailleurs, le Premier ministre a confirmé souhaiter la création d’un Haut-Commissariat au Plan, un projet révélé le matin même dans les colonnes du Canard enchaîné. « Il faut rééclairer l’action publique d’une vision de long terme, […] recréer des outils de prospective », a justifié Jean Castex.

Créé en 1946, le Commissariat général au Plan était alors chargé de conseiller l’exécutif sur la planification économique du pays, notamment via des plans quinquennaux. Devenu « Centre d’analyse stratégique » (CAS) puis, en 2013, puis commissariat général à la Stratégie et la Prospective, plus connu sous le nom de France Stratégie, le futur Haut-commissaire détiendrait ainsi un portefeuille complémentaire à celui détenue par Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, mais aussi de la relance depuis sa reconduction à Bercy dans le nouveau gouvernement.

Le Premier ministre n’a pas infirmé l’hypothèse de voir l’ancien garde des Sceaux François Bayrou hériter de ce portefeuille. « Pourquoi pas ? » a-t-il répondu après cette hypothèse également révélée par le Canard enchaîné. Le patron du Modem réélu le 28 juin maire de Pau pourrait avec ce poste conserver son mandat de premier magistrat, suivant en cela la « jurisprudence » Darmanin, le nouveau ministre de l’intérieur conservant son mandat de maire à Tourcoing. Reste un obstacle de taille : François Bayrou est toujours mis en examen  pour « complicité de détournement de fonds publics » dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Modem, affaire qui avait déjà précipité sa sortie du premier gouvernement Philippe.

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