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Démocratie participative 23/06/2020

Convention citoyenne pour le climat : une expérience qui fait débat

par Olivier Schneid, La Rédaction
Convention citoyenne pour le climat réunie au Cese à Paris © Cese

La Convention citoyenne pour le climat a conclu le 21 juin neuf mois de travaux en remettant à la ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, quelque 150 propositions. Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, répondra le 29 juin à ces mesures visant à réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre « dans un esprit de justice sociale », selon le mandat confié aux participants. Ceci, dans le cadre d’une expérience de démocratie participative saluée par les uns, mais décriée par d’autres.

« Quand ma fille de quatre ans m’a dit, droit dans les yeux, ‘‘Papa, c’est vous les grands qui avez abîmé la planète, nous, on n’a rien fait’’, je n’avais pas les mots pour lui répondre. » A la tribune de la Convention citoyenne pour le climat (CCC), au premier jour de la session de clôture, vendredi 19 juin 2020, à Paris, Matthieu, « un des 150 », comme les participants aiment à se présenter, proclame son « devoir envers les générations à venir ». Sur Twitter, @micro_climat dit être « partagée entre le soulagement et la tristesse de voir une expérience de dingue s’achever ». « C’est l’épilogue d’une immense aventure, confie, à La Gazette, Sylvain Burquier, l’homme de pub qui a inventé le hashtag #carbonkillers pour désigner ses camarades et lui-même. Une « France de poche, chacun en représente un petit morceau », illustre-t-il. Il est cadre et parisien. Grégoire Fraty fait, lui, partie des « 3% de Normands et 21% de bac + 5, précise-t-il. On est des citoyens lambda. »

« Réduire les émissions dans un esprit de justice sociale »

Ces neuf mois de gestation, d’octobre 2019 à juin 2020, ont abouti à l’adoption, dimanche 21 juin, dans l’enceinte du Conseil économique, social et environnemental (CESE), de quelque 150 propositions, recouvrant cinq thématiques : se déplacer, consommer, se loger, produire et travailler, se nourrir.

En marge de cette dernière session, par médias et réseaux sociaux interposés, s’est engagé un débat, souvent vif, sur les vertus pour les uns, les vices pour les autres, d’un exercice de démocratie participative sans précédent dans le pays.

Lire la suite sur le site de la Gazette des communes

Le satisfecit des petites villes

Réagissant par communiqué aux propositions conclusives de la Convention citoyenne, l’association des petites villes a salué les conclusions portées par les 150 membres, d’abord sur le fond. « L’APVF se réjouit que plusieurs de ses propositions pour le « Monde d’Après » soient partagées par la Convention Citoyenne. Comme le réclame l’APVF et les 150 citoyens tirés au sort, la rénovation énergétique du bâti, la revitalisation des cœurs de petites villes ou encore la reconnaissance du crime d’écocide et le développement des circuits courts, notamment dans la commande publique, doivent être au cœur de l’écologie de demain, une écologie plus locale et plus sociale », a-t-elle plaidé.

L’association dirigée par le néo-maire de Barentin (76) Christophe Bouillon salue également la forme : « Le succès de cette démarche participative, inédite au niveau national, a également permis de montrer que l’écologie de demain devait être co-construite avec les citoyens et les acteurs locaux qui sont au plus près des réalités du terrain. [...] L’APVF invite le Gouvernement à prolonger ce type de démarche qui existe déjà au niveau local dans de nombreuses petites villes. »

Chiffres Clés

  • 40 % de gaz à effet de serre en moins d'ici à 2030 par rapport à 1990, tel était le mandat fié à la Convention citoyenne pour le climat

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