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Municipales 2020 23/01/2020

Adjoint aux finances, un tremplin pour devenir maire

par Romain Gaspar
Budget, finances, calculette © Flickr-CC-K.Teegardin

A moins de deux mois des élections municipales, dans plusieurs villes d’ex maires-adjoints aux finances sont candidats au poste suprême de maire. Cette fonction est devenue en quelques années souvent un passage obligé pour devenir édile de sa commune. Décryptage.

De Dives-sur-mer à Bordeaux, dans de nombreuses communes, d’actuels ou d’anciens adjoints aux finances se présentent pour succéder au maire sortant lors des élections municipales des 15 et 22 mars prochain. Un phénomène qui s’explique par le prestige de la fonction selon Antoine Homé. Le maire de Wittenheim (14 500 hab., Haut-Rhin) et rapporteur de la commission finances et fiscalité locales de l’Association des Maires de France ne le cache pas. « Adjoint aux finances est un poste stratégique car il est panoramique et permet de voir l’ensemble des domaines municipaux. Cette fonction est confiée par le maire à quelqu’un en qui il a une confiance absolue ». 

Un levier de pouvoir

Le politologue Patrick Le Lidec le confirme. « C’est un poste extrêmement privilégié en termes d’informations par rapport aux autres délégations qui sont davantage enfermées dans des spécialités sectorielles ». Le maire adjoint aux finances a une mission primordiale : la préparation du budget. Il a ainsi le pouvoir, en concertation avec le maire, d’arbitrer l’allocation des ressources. C’est un levier de pouvoir extrêmement important car le maire-adjoint en question décide d’allouer les moyens et définit les priorités. C’est pour cette raison que « ce poste a plutôt tendance à être attribué à un fidèle du maire. Un adjoint dans lequel l’édile n’aurait pas toute confiance et qui aurait accès à toutes ces ressources risquerait de rapidement devenir un concurrent », analyse Patrick Le Lidec. Pour Antoine Homé le nombre important d’ex-adjoints aux finances parmi les maires ne s’explique pas uniquement par la thématique de la délégation : « souvent ces élus sont premier ou deuxième adjoint donc naturellement de possibles successeurs ». Et certains maires n’hésitent pas à conserver cette délégation tellement le sujet est central.

A Bordeaux (249 712 hab., Gironde) l’actuel maire de la ville depuis mars 2019, Nicolas Florian, en était bien conscient lorsqu’il a rejoint Alain Juppé lors des municipales de 2014. « J’avais identifié que le poste des finances me mettait au cœur du système. J’avais en tête que ce poste pouvait être un tremplin dans le cadre d’une succession future. »

Lire la suite sur le site de la Gazette des communes

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