publicité

 

Réagir
Développement territorial 15/01/2020

Quand la fermeture de la supérette du coin annonçait la crise des Gilets jaunes

par Emilie Denètre
Supérette fermée © Adobe

Dans leur note d’analyse « Territoires, bien-être et politiques publiques », plusieurs économistes du Conseil d’analyse économique (CAE) - think tank au service de Matignon - ont pu corréler le lien, au départ intuitif, entre crise des Gilets jaunes et dégradation des conditions de vie dans certains territoires. Au-delà de l'approche économique, l’étude montre que la perte d’équipements privés et publics est au cœur de ce sentiment de déclassement et du mal-être ressenti.

Les élus comme l’ensemble des acteurs publics locaux et nationaux ont-ils été aveugles face aux signes matériels avant-coureurs de la crise sociale qui allait prendre forme autour des ronds-points ? Le Conseil d’Analyse Économique (CAE) a voulu en avoir le cœur net. « On a essayé de tester et de quantifier, avec des outils statistiques, un certain nombre d’hypothèses expliquant la survenue ou non d’événements de Gilets jaunes dans les communes de France aux mois de novembre et décembre 2018 » explique Philippe Martin, le président délégué du CAE. Cinq « facteurs » ont été ainsi passés au crible par les chercheurs : la perte d’équipements publics ou privés (école, gynécologue, petits commerces, etc.), le taux d’emploi, la fiscalité, mais aussi la vitalité des transactions immobilières et celle du tissu associatif. À noter, l’échelle très « territorialisée » sciemment retenue pour cette étude, à savoir celle de la commune, mais aussi la ...

CONTENU RÉSERVÉComment accéder à ce contenu ?

NON ABONNÉ ?

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

publicité

Abonnez-vous