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Elections locales 14/11/2019

Municipales 2020 : ce qui va faire le sel de la campagne

par Hugo Soutra
Elections municipales 2020

Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises idées lors d'une campagne électorale. Du moins aucune qui ne puisse faire l'économie d'un débat pour l'évaluer. Mais il existe de bonnes ou de mauvaises manières de faire campagne...

Face au risque que les municipales 2020 se jouent sur deux ou trois thèmes prédéfinis par les états-majors de partis politiques depuis Paris – au hasard la sécurité et les impôts locaux -, les candidats ne doivent pas reléguer au second plan les réalités vécues par leurs habitants ainsi que les principales préoccupations qui les animent. Les différents prétendants ont d’autant moins intérêt à fuir les controverses que tous les dossiers ne pourront évidemment pas être abordés en profondeur dans les mois à venir.

Risques à prendre

« Ce sont toujours des sujets de fond qui font débat lors des élections locales, révélateurs des tensions qui traversent la société, et finalement très éloignés des récriminations du quotidien sur la propreté, le stationnement ou la circulation », assure Franck Gintrand, directeur du cabinet Global Conseil.

Lire aussi : De la sécurité aux transports gratuits, les figures imposées des prochaines élections municipales

Prendre des risques de façon intelligente peut même se révéler rentable, selon lui : « Tout l’enjeu, pour les candidats, consiste à cliver pour imposer leurs sujets de prédilection et obliger leurs adversaires à se positionner dessus. Les débats se feront sur des projets ou des dossiers en rupture, qui résument tous les clivages locaux – sociaux, territoriaux, financiers ou même psychologiques – et cristallisent les opinions. Une nouvelle zone commerciale singeant et concurrençant nos centres-villes par exemple, ou l’extension d’un tramway reliant le centre-ville jusqu’aux quartiers populaires, rendent les différences idéologiques entre candidats très concrètes », illustre-t-il.

Diagnostic attendu

Rien d’étonnant, après tout : les candidats qui envisagent de gérer la commune, l’intercommunalité, comme une simple administration, risquent de déchanter. Les électeurs se rendent aux urnes pour réaliser des choix profondément politiques. Aux candidats, donc, de profiter de la campagne électorale&hellip pour faire campagne, ne serait-ce que pour motiver leurs camps mais aussi donner envie aux traditionnels abstentionnistes de se mobiliser le 15 mars prochain.Gare, pour autant, à ce que les discours démagogiques et autres propositions électoralistes ne prennent le pas sur les mesures tirées d’un diagnostic précis du contexte local et des réflexions stratégiques qui rattraperont tôt ou tard les futurs élus durant leurs mandats. Car les « concours-Lépine » ne contribuent ni à améliorer le quotidien des habitants ni à résoudre les principaux problèmes auxquels un territoire est confronté.

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