publicité

 

Réagir
Municipales 2020 15/11/2019

Qui remportera l’OPA sur l’environnement aux élections ?

par Aurélien Hélias
Respect de l'environnement : hêtres centenaires en Limousin © Flickr-CC-Tourisme/HauteVienne

Tous les candidats se seraient-ils réveillés verts ? A lire les programmes qui apparaissent peu à peu pour les élections municipales de mars et les interviews dans la presse régionale, « c’est la course à “plus écologique que moi, tu meurs”.» Mais avec quel degré d'investissement réel et pour quels résultats électoraux in fine ?...

Les Européennes et le bon score d’EELV sont passés par là, de même que plusieurs enquêtes plaçant la protection de l’environnement en tête des préoccupations des Français pour choisir leur maire. Aux candidats écologistes de toujours s’ajoutent donc les convertis de fraîche date. A gauche, la fibre industrielle et productiviste du PS s’efface derrière le combat en faveur de la qualité de l’air, la réappropriation de la nature en ville, les énergies renouvelables… C’est notamment le cas à Rennes et Nantes où les maires PS en place, alliés à EELV, rivalisent sur ce créneau.

La France insoumise continue à creuser le sillon d’une « écologie populaire » lancée dès la présidentielle 2017 tandis que les candidats En Marche tentent, dans la roue du chef de l’Etat, de verdir leur discours. La droite, qui n’en a jamais fait un thème porteur, est désormais pressée de s’y intéresser par son propre électorat, ne serait-ce que sous l’angle sanitaire et de la lutte contre les pollutions.

Le « localisme » du Rassemblement national

 Même le Rassemblement national s’en revendique, dupliquant à l’échelle des territoires la « préférence nationale » : l’écologie prend les atours de la promotion d’un « localisme » communautaire pour ne pas dire identitaire opposé au libre-échange globalisé. Reste que sur tout l’échiquier politique, le greenwashing de candidats qui multiplient arbres en pot et « canopée verte » en guise de réponse à la crise écologique et au réchauffement climatique laisse songeur. Enfin, les candidats des territoires ruraux se verdissent aussi, mais privilégient les notions de circuits courts dans l’alimentation plutôt que d’évoquer le bio en pleine grogne des agriculteurs-électeurs face à l’offensive citoyenne contre les pesticides et les conséquences de leur épandage.

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

publicité

Abonnez-vous