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Entretien 15/11/2019

« Avec les gilets jaunes, le rond-point s’est mué en commune éphémère »

par Aurélien Hélias
Gilets Jaunes © Adobe/ C. Aucher

Le 17 novembre 2018, 287 000 gilets jaunes manifestaient pour la première fois. Un an plus tard, leur impact sur la vie politique française reste prégnant estime le sociologue et professeur de science politique à l’université Paris-VIII Laurent Jeanpierre, auteur d'"In Girum, les leçons politiques des ronds-points". Et l'universitaire de s’interroger sur le rapport du mouvement aux élus locaux...

Courrier des maires : Comment expliquer que même les élus locaux n’aient pas anticipé le mouvement des « gilets jaunes » qui a débuté il y a tout juste un an ? 

Laurent Jeanpierre : Certains l’ont sans doute vu venir, notamment dès l’expression de l’opposition aux 80 km/heure, très contestée également par une partie des élus. Face au pouvoir national et à un gouvernement dont la composition est plus technocratique qu’elle ne l’a jamais été, des élus locaux se sont efforcés de mettre en avant les contraintes vécues par « leur » population… et celles touchant les pouvoirs locaux. Car la crise politique des derniers mois renvoie à des maux sociaux plus territorialisés qu’on ne l’a dit. Et le mouvement des gilets jaunes est peut-être le mouvement le plus décentralisé depuis des décennies, et pas seulement dans les préfectures et sous-préfectures. 

Pourquoi la défian ...

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