publicité

 

Réagir
La perle juridique 11/10/2019

Les « décrocheurs » du portrait d’Emmanuel Macron dans les mairies, hors-la-loi ?

par Aurélien Hélias
Le portrait du chef de l'Etat décroché du mur de la salle de conseil municipal

Surprise le 16 septembre, quand le tribunal de Lyon a relaxé deux militants écologistes qui avaient dérobé en mairie le portrait du chef de l'Etat pour protester contre l’inaction de l’Etat face au changement climatique. « Un motif légitime » selon le juge, à rebours des jugements prononcés jusqu’alors s’agissant d’autres décrochages dans plusieurs mairies de l’Hexagone.

Un « geste manifestement pacifique », tout juste un « trouble à l’ordre public très modéré » justifié par un « motif légitime » : c’est en ces termes que le juge du tribunal correctionnel de Lyon a qualifié le décrochage et la subtilisation par deux militants écologistes, le 21 février dernier, du portrait d’Emmanuel Macron qui ornait la mairie du 2arrondissement de Lyon. Il a ainsi relaxé les deux « décrocheurs » qui souhaitaient, de cette façon, protester contre l’action de l’Etat, qu’ils jugent insuffisante, dans la lutte contre le réchauffement climatique. Un jugement qui a surpris, alors que les deux activistes risquaient jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende, quand bien même le parquet lyonnais n’avait requis « que » 500 euros, avec sursis. Mais le juge unique de Lyon a pris soin de détailler son interprétation des faits, avec pas moins de huit pages de motivation, entre plaidoirie verte et justifica ...

CONTENU RÉSERVÉComment accéder à ce contenu ?

NON ABONNÉ ?

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

publicité

Abonnez-vous