publicité

 

Réagir
Laïcité 04/07/2019

« Tout ne peut pas être écrit en matière de laïcité »

par Romain Gaspar
Arnaud Lacheret, auteur de « Les territoires gagnés de la République ? » © DR

Ancien collaborateur de cabinet du tout jeune maire (LR) de Rillieux-la-Pape, banlieue difficile de l’Est lyonnais, Arnaud Lacheret revient sur ses trois années au cœur du pouvoir municipal. Dans son ouvrage « Les territoires gagnés de la République ? », il éclaire sans tabou le « bricolage permanent » nécessaire selon lui pour répondre aux demandes - parfois rigoristes - des habitants de confession musulmane. Un pragmatisme décomplexé qui ne conviendra ni aux islamistes ni aux militants d’une laïcité dure, mais que les élus français devraient, selon lui, adopter de toute urgence.

Alors que « l’Etat recentralisateur » s’avère selon vous incapable d’appréhender les réalités de terrain, quels rôles reviennent aux maires ?

En théorie, la laïcité doit être gérée par l’Etat car, dans la conception française, c’est l’Etat qui a le pouvoir. Mais dans les faits, sur la laïcité, ce n’est pas le cas. L’Etat manque de moyens et ce sont les maires qui se retrouvent en première ligne. Les recettes sont différentes d’une ville à l’autre, à la limite parfois de la légalité et même souvent au-delà. Plusieurs décisions que l’on a prises à Rillieux-la-Pape auraient pu sauter en cas d’étude par un tribunal administratif. Si la préfecture avait vraiment eu les moyens d’un contrôle de légalité efficace, nous n’aurions rien pu faire ou presque. Il faut que le préfet, le procureur ou les services de renseignements s’accommodent d’un maire qui va un peu plus loin que ce qu’il devrait faire. Mais en cas d’exc ...

CONTENU RÉSERVÉComment accéder à ce contenu ?

NON ABONNÉ ?

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

publicité

Abonnez-vous