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Elections 09/05/2019

Faut-il réunir les élections municipales, départementales et régionales ?

par La rédaction
Urne, élections

L'exécutif ne le souhaite pas, à lire sa réponse à la question écrite d'un parlementaire. En cause selon le ministère de l'Intérieur : un effet non prouvé de la concomitance des élections locales sur la participation, l'alourdissement des charges qui pèseraient alors sur les communes et les obligations de transparence financière des candidats.

En septembre 2018, le Conseil d’Etat proposait, dans son rapport « La citoyenneté : être (un) citoyen aujourd’hui », de regrouper les dates des élections municipales, départementales et régionales afin d’éviter « cet éparpillement des rendez-vous électoraux [qui] brouille la perception des enjeux ». Le Palais-Royal estimait opportun de structurer le calendrier électoral autour « de trois grands moments » : les scrutins nationaux, européen et locaux. Une piste qui laisse sceptique le sénateur (LR) Roger Karoutchi (Hauts-de-Seine), pour qui « cette coïncidence de calendrier pour certaines élections n’a pas particulièrement d’incidence sur la participation » et poserait « un problème démocratique », la concomitance des scrutins locaux risquant « de conduire à une confusion des responsabilités et donc des sanctions électorales ».

L’Intérieur partage-t-il ces craintes ? Clairement oui, voyant dans ce projet trois inconvénients. D’abord, « aucune étude ne garantit que la concomitance de trois scrutins clarifierait la perception des enjeux pour les électeurs », ni qu’elle favoriserait « une augmentation mécanique de la participation électorale », le ministère craignant même « une confusion supplémentaire des enjeux pour l’électeur».

Un poids trop lourd pour les communes

Sans compter, selon la place Beauvau, « des difficultés sérieuses en termes d’organisation matérielle des opérations de vote, d’envoi de propagande et de contrôle des comptes de campagne » qui se traduiraient « par un alourdissement inopportun des charges pesant sur les communes » : enregistrement simultané en préfecture de milliers de candidatures, nécessité « de prévoir trois urnes différentes, démultipliant le nombre d’assesseurs », trois envois simultanés de propagande électorale, etc.

Enfin, « les obligations de transparence financière pesant sur les candidats conduiraient la Commission nationale des comptes de campagne à devoir centraliser puis examiner des milliers de comptes de campagne dans un délai nécessairement contraint », alerte l’Intérieur, qui rejette ainsi l’hypothèse d’un « jour J » pour toutes les élections locales.

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